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Viande bovine : la consommation européenne résiste malgré les prix records

L’envolée des prix des gros bovins sur le marché européen a beau s’être répercutée sur les prix au détail de la viande bovine, la consommation ne semble pas en pâtir. En revanche, les exportations sont en net repli, tandis que les importations progressent. 

vaches dans une prairie en belgique
Si les abattages de gros bovins reculent en France, en Espagne et en Allemagne cette année, ils progressent légèrement en Irlande et en Italie, comme en Hongrie, Pologne et Roumanie.
© Virginie Pinson

Un Européen devrait consommer, en moyenne, 9,9 kg de viande bovine en 2025, soit à peu près autant que l’an dernier (-0,9 %), selon la Commission européenne. Pourtant, les prix des bovins ont bondi cette année. Ainsi, en moyenne, un taurillon vaut 30 % de plus que l’an dernier, même date. Car les disponibilités sont mesurées : après un rebond de 3 % en 2024, la production de viande bovine de l’UE a chuté de 3,3 % au premier trimestre, selon Bruxelles. Pour profiter des prix intéressants, les éleveurs proposent des animaux plus lourds, avec des poids carcasse qui progressaient de 2 % au premier trimestre. Mais ce n’est pas assez pour gommer la baisse des effectifs et Bruxelles table sur un repli de 1,3 % de la production de viande bovine en 2025, une tendance baissière qui devrait se poursuivre en 2026. 

Lire aussi : Hausse des prix des bovins : la consommation de viande bovine marque le pas 

Chute des exportations de viande bovine

Si, l’an dernier, les exportations européennes de viande bovine avaient rebondi (+8,9 %), le ton change sur 2025. Les envois communautaires reculent de 7,6 % sur les quatre premiers mois de l’année. Les envois d’animaux vifs chutent, quant à eux, de 26 %. Dans les deux cas, c’est la baisse des achats de la Turquie qui en est la cause. Les exportations communautaires de viande bovine devraient se replier de 4 % cette année et celles d’animaux vifs de 10 %, en lien avec la faiblesse de l’offre et de l’écart de prix avec les origines Brésil et Argentine. A noter, les cas de fièvre aphteuse n'ont pas eu d'impact significatif sur les envois européens, selon Bruxelles.

Lire aussi : Viande bovine : pourquoi la France importe moins et exporte plus en 2025 

Les importations de viande du Mercosur progressent

Après avoir progressé de 8,3 % en 2024, les importations européennes de viande bovine gardent la même tendance, puisqu’elles progressent de 6,5 % sur les quatre premiers mois de l’année. Les achats auprès du Mercosur progressent, tandis que ceux auprès du Royaume-Uni reculent de 11 %. Sur l’ensemble de 2025, la Commission européenne s’attend à une hausse de 5 % des importations de viande bovine, notant néanmoins que ce chiffre est à prendre avec précaution dans un contexte géopolitique incertain. 

Lire aussi : Le marché de la viande bovine se mondialise toujours plus

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