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Ovins
Un marché international porteur pour l’agneau

Certes la demande en viande ovine manque de tonus en Union européenne, mais l’équilibre entre l’offre et la demande sur le marché international semble en mesure de garantir des prix plus élevés en 2020.

L’année 2019 a été difficile sur le marché français de la viande ovine, dominée par les incertitudes liées au Brexit et la pression des importations britanniques. Quelques facteurs internationaux laissent néanmoins augurer d’une année 2020 plus fluide. D’une part, trêve de tergiversation, le Brexit aura lieu le 31 janvier, avec une période de transition de 11 mois. Le quota néo-zélandais sans droit de douane devrait être partagé de manière équivalente entre l’UE et le Royaume-Uni, 114 000 tonnes chacun. Une solution vivement désapprouvée par la Nouvelle-Zélande pour son manque de flexibilité.

Par ailleurs, la production britannique pourrait reculer de 5 % en lien avec la baisse du cheptel. Et les exportations pourraient chuter de 15 % selon AHDB. Une baisse qui pourrait néanmoins être moins prononcée si la demande britannique manque de tonus.

Forte demande chinoise et disponibilités mondiales serrées

Dans le même temps, la Chine ne va pas se remettre instantanément de la peste porcine et tout laisse à penser que ses besoins en protéines animales diverses resteront élevés en 2020. Ce qui devrait continuer d’inciter l’Océanie à se tourner vers ce client aux dépens de l’UE. Comme les disponibilités australiennes sont attendues en repli, sous l’effet des sécheresses et des incendies, et que l’offre néo-zélandaise à l’export ne devrait pas évoluer, il est possible que les volumes arrivant dans l’UE soient plus limités. Une bonne nouvelle pour l’agneau français qui devrait bénéficier d’un horizon plus dégagé. Néanmoins, il reste important que l’agneau soit correctement mis en avant et que les Français ne perdent pas l’habitude de l’inscrire au menu.

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