Aller au contenu principal

Porc : pourquoi ils sont venus au Congrès des producteurs européens à Nantes

Le Congrès des producteurs européens de porc se tient du mercredi 29 au vendredi 31 mai 2024 à Nantes. Les Marchés y assistent.  

Sebastien Homo, à gauche, président de l'European pig producers, et Paul Créac'h, co-organisateur de l'événement et responsable marchés filières d’élevage chez Ceva santé animale, à droite, font le point sur le Congrès qui a débuté mercredi 29 mai à Nantes.
© Sheila Kolani

Le Congrès des producteurs européens de porc (EPP) a débuté hier, mercredi 29 mai à Nantes et fermera ses portes le vendredi 31 mai. Au programme, plusieurs interventions, citons Christine Roguet, agroéconomiste à l’Ifip, Loïc Hénaff du groupe Jean Hénaff, Christiane Lambert, présidente du Copa-Cogepa, autour de la thématique « comment engager le consommateur ? ». 

La France première nationalité représentée à L’EPP 

« Environ 85 participants sont Français », assure Paul Créac'h, organisateur de l'événement et responsable marchés filières d’élevage chez Ceva santé animale, pour un total de 310 participants. « C’est 13 fois plus que les éditions précédentes », ajoute l’organisateur. « Cinq, six participants sont membres du EPP France. Les autres ont été démarchés par nos partenaires ou se sont inscrits spontanément. Une partie ne reste que le mercredi. Ils découvrent. Derrière l’objectif est de relancer l’EPP France qui s’est essoufflé ces dernières années », indique Paul Créac'h. « Nous espérons réunir 30 Français à la prochaine édition qui aura lieu au Danemark », nous confie Paul Créac'h. C'est peu comparé à la population porcine.  « Près de 40 Belges sont présents au Congrès pour une population porcine d’environ 400 000 têtes », rétorque l’organisateur.  

Au total, 16 nationalités sont représentées, majoritairement européennes. On note aussi la présence de quelques Sud-Africains.   

Un événement ouvert à tous les curieux de la filière porcine 

Salariés du milieu pharmaceutique, du bâtiment et de l’équipement, de la nutrition animale assistent au Congrès. Peu de producteurs français participent à l'événement. Pour autant, ce n’est pas un problème pour les organisateurs français, « Les participants sont ceux qui ont une ouverture d’esprit. Ceux qui aiment découvrir », assure Paul Créac'h . « Je viens pour la dixième fois. L'objectif n’est pas de chercher de nouveaux clients mais de voir ce qu’il se passe ailleurs pour ensuite adapter notre offre », explique Vermeulen Geert, équipementier belge. 

« Je viens pour la dixième fois. L'objectif n’est pas de chercher de nouveaux clients mais de voir ce qu’il se passe ailleurs pour ensuite adapter notre offre »

 « Il n’y a pas d’intérêt commercial », estime le participant belge. Première impression de la journée « les producteurs de porcs français sont plus organisés et protégés que les Belges ».   

Pour d’autres au contraire, ce Congrès est une opportunité commerciale. «  Je suis à la recherche d’Ukrainiens et d’entreprises d’Europe de l’Est », déclare un participant français. « Le Congrès peut m’éviter de me déplacer dans plusieurs pays et donc gagner du temps », ajoute-t-il. 

Nantes, un choix stratégique aux portes de la Bretagne 

« Chaque année un pays propose d’accueillir le Congrès. L'événement ne s'était pas tenu en France depuis 2001 », explique Paul Créach.  

« L'événement ne s'était pas tenu en France depuis 2001 »

« Nous souhaitions partager nos évolutions environnementales », complète Sébastien Homo, président de EPP France. « Le choix de la ville de Nantes est purement logistique. Il fallait accueillir plus de 300 personnes dans un esprit d’échange. D'autre part, la ville dispose aussi d’un aéroport et est proche de la Bretagne », complète Sébastien Homo.

La Cooperl, partenaire du Congrès EPP   

« La Cooperl a été sollicitée pour être partenaire de l'événement. Plusieurs adhérents sont aussi membres du EPP », se réjouit Mathieu Pecqueur, responsable des relations extérieures à la Cooperl. Le poids de la coopérative bretonne explique aussi ce choix de partenaire. Une occasion de faire visiter la Bulle-Cooperl et mettre l’accent sur l’avancée environnementale du groupe, thématique centrale du Congrès.  

Les plus lus

dindes en élevage
Dinde : alourdir les carcasses, la stratégie de LDC et Galliance pour la reconquête

Après une chute ininterrompue des abattages depuis 2000, la dinde semble reprendre quelques couleurs en France. Au moins le…

Terrains de stockage et troupeaux au Brésil
Viande bovine : la Rabobank prévoit une baisse de la production mais s’inquiète de la demande en 2026

Les prévisions de la Rabobank sont à une poursuite de la baisse de l’offre mondiale de viande bovine, et une hausse des prix…

Œufs aux drapeaux ukrainien et turc
Œufs : les importations européennes bondissent de 65 % au premier trimestre, l’Ukraine et la Turquie en profitent

Les importations d’œufs de l’Union européenne ont atteint un record sur le premier trimestre 2026. L’Ukraine a progressé, mais…

batau porte conteneur de dos
Viande bovine : la consommation continue de reculer dans l’UE, mais les importations vont bondir en 2026

La consommation par bilan de viande bovine va continuer son déclin en 2026, selon les prévisions de la Commission européenne.…

vaches dans un pré
Prix des bovins : après 8 semaines de baisse, le plancher en vue ?

Les prix des vaches allaitantes et des vaches laitières se stabilisent tandis que ceux des jeunes bovins s’effritent encore…

Javier Prida
Œufs : Le premier quota d’ovoproduits réservé au Mercosur rempli sur le champ par une seule entreprise

La firme argentine Ovoprot a fourni en quelques jours le premier quota détaxé d’ovoproduits attribué au Mercosur dans le cadre…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio