Œufs : le marché européen toujours aussi tendu
L’évolution des prix des œufs français, au 6 mars 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par semaine la TNO (Tendance Nationale Officieuse), ainsi qu’un éclairage sur le marché des œufs en Europe et aux États-Unis.
L’évolution des prix des œufs français, au 6 mars 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par semaine la TNO (Tendance Nationale Officieuse), ainsi qu’un éclairage sur le marché des œufs en Europe et aux États-Unis.
Le marché européen de l’œuf reste extrêmement tendu, avec de nouvelles hausses de prix, certes plus sensibles sur le code 2 mais encore de mise en code 3. L’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas ont vu leurs cotations progresser. En Espagne, les disponibilités sont très limitées et les prix fermes.
L’élevage des « coqs-frères » à la peine en Allemagne
À noter, en Allemagne, le recul de l’élevage des « coqs frères ». Cette alternative au broyage des poussins mâles, qui consiste à les élever pour en faire du poulet s’essouffle. Les consommateurs choisissent peu en rayon ces poulets plus chers et moins bien conformés. En 2022, 13 couvoirs commercialisaient des poussins mâles de souche mixte, leur nombre est tombé à 8 en 2024 comme en 2025, selon le MEG.
Le marché de l’œuf toujours très mou aux États-Unis
Aux États-Unis, les prix des œufs se sont redressés, après être passés sous les niveaux indiens et brésiliens en début d’année. Pour autant, ils demeurent sous pression à 114,2 €/100 kg en semaine 8 (contre 134,9 €/100 kg pour le Brésil, 79,17 €/100 kg pour l’Inde et bien loin devant 293,49 €/100 kg pour l’UE).
Prix des œufs en France au 6 mars 2026
Sur le marché français ce jour, les prix des œufs tout-venant pour le conditionnement restent haussiers sur les rares affaires spot traitées. Les prix des œufs calibrés de code 3 sont aussi fermes, alors que la fin des vacances réveille les commandes. Pour autant plusieurs opérateurs optent pour un maintien des prix pour la continuité de leurs relations commerciales avec les clients, mais aussi face aux arrivées régulières d’œufs ukrainiens. À noter, une suspicion de grippe aviaire dans un élevage de dindes à Beaupreau-en-Mauges (49).