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Œuf bio : l’UGPVB dénonce le rôle de l’Etat dans la crise

Le groupement des producteurs de viande de Bretagne appelle à un « SAV de l’Etat » face à la situation de marché catastrophique en œufs bio.

Michel Bloch, le président de l'UGPVB
© D. Poilvet

Dans son rapport d’orientation publié à l’issue de son assemblée générale 2021, l’UGPVB demande « un SAV de l’Etat face à un plan de filière œuf qui tourne à la catastrophe ». Alors que le marché de l’œuf bio est en crise depuis le début de l’année, la production continue de progresser. L’UGPVB estime que cette situation est due aux injonctions politiques à la montée en gamme en oubliant la compétitivité, et aux injonctions de la grande distribution qui « a donné gratuitement des engagements en matière de mode de production sous pression de mouvements antispécistes ». L’UGPBV assène : « Nous n’accepterions pas que l’Etat, prometteur du plan filière hier, s’en lave aujourd’hui les mains. »

Des mesures urgentes

Si la profession s’organise, ce ne sera pas assez rapide au vu de la situation critique du marché. C’est pourquoi le syndicat en appelle à des mesures rapides : vides sanitaires, réformes anticipées, blocage des projets, amendement du cahier des charges bio, indemnisation des mises à l’arrêt de bâtiments de production d’œufs code 3 pour les éleveurs en incapacité financière de poursuivre l’activité, faute de débouchés rémunérateurs. « Le plan filière, promu hier par l’Etat, n’était pas visé par le droit de la concurrence, l’Etat doit aujourd’hui assurer un SAV sécurisé », estime le groupement.

Un appel sur l'ovosexage

Enfin, le groupement rappelle sa position quant à la prise en charge du broyage des poussins : une CVO sur l’œuf coquille, imposée par l’Etat et collectée par la distribution, estimant qu'a défaut cette mesure coûterait 100 000 euros par an pour éleveur moyen.

L’UGPVB fait par ailleurs de nouveau part au CNPO de sa volonté d’intégrer l’interprofession.

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