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Négociations commerciales 2023 : un point d’atterrissage à +9% des prix 3-net

Selon l’observatoire des négociations commerciales 2023 rendu public par le médiateur, les industriels ont réussi à obtenir des hausses de prix à hauteur de 9%, alors que les hausses demandées s’établissaient en moyenne à 14%.

A l’issue de la négociation commerciale annuelle 2023, la hausse de tarif demandée par les industriels de l’agroalimentaire dans leurs conditions générales de vente s’est élevée en moyenne à 14%, selon l’observatoire des négociations commerciales 2023 rendu public ce 24 mai par le médiateur des relations commerciales, Thierry Dahan. Le point d’atterrissage de la négociation s’est établi à +9% des prix 3-net. Celui-ci estime qu’avec la réouverture des négociations commerciales de mars à novembre 2022, la revalorisation des prix 3-net sur un an de mars 2022 à mars 2023 est de l’ordre de +16%.

Un déclenchement de la clause de révision du prix une fois dans l’année

Comme le prévoit la loi Egalim 2, les industriels peuvent choisir trois options de transparence sur leurs demandes de hausse lié aux prix des matières premières agricoles. Très peu de fournisseurs, de 1 à 2%, ont choisi l’option 1, constate le médiateur. En revanche, il note une progression de l’option 2 (hausse globale de toutes les matières premières agricoles), qui a été retenue par environ 25% des fournisseurs en 2023 contre 15% en 2022. Une large majorité (environ 75%) privilégie toujours l’option 3, (certification par un tiers de confiance), contre 85% en 2022.

Concernant les modalités de mise en œuvre de la clause de révision du prix de la matière première agricole en fonction de l’évolution des prix de marché, dans environ 40% des cas, son déclenchement est prévu une seule fois dans l’année, dans 30% des cas, il est prévu de manière séquencée (en pratique deux fois dans l’année) et dans 30% des cas, de façon mixte avec une seule révision certaine et une autre conditionnelle.

70 saisines dont 40% à la demande des enseignes

Les discussions ont été globalement difficiles, notamment dans le secteur de l’épicerie. Au 1er mars, 70 saisines du médiateur ont été enregistrées, dont près de 40% à la demande des enseignes. Fait nouveau, le médiateur est intervenu dans huit dossiers concernant la mise en œuvre des modalités de ruptures des relations économiques en l’absence d’accord entre fournisseur et enseigne au 1er mars 2023. « Les demandes portaient sur la durée de la période de poursuite des livraisons (préavis), les volumes et les prix de cession pendant cette période », notent les services du médiateur.

Enfin, les fournisseurs et enseignes reconnaissant que la prise en compte de l’évolution du coût de la matière première agricole « s’est effectuée dans des conditions globalement satisfaisantes ». En revanche, concernant la hausse des matières non agricoles, chacun se renvoie la balle. Pour les enseignes, la justification des industriels n’a pas été assez précise, pour les industriels, les enseignes n’ont pas assez pris en compte ces hausses.

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