Viande bovine : une baisse de 2,2 % de la production attendue par Bruxelles en 2026
La production européenne de viande bovine va continuer son déclin en 2026, selon les perspectives de la Commission européenne, qui s’attend à une hausse notable des importations et un fort recul des exportations.
La production européenne de viande bovine va continuer son déclin en 2026, selon les perspectives de la Commission européenne, qui s’attend à une hausse notable des importations et un fort recul des exportations.
Après une baisse de 4,1 % en 2025, la production européenne de viande bovine devrait reculer de 2,2 % en 2026, calcule la Commission européenne dans ses dernières prévisions. La baisse des abattages en têtes (-6,2 %) devrait être en partie compensée par la hausse des poids carcasse. Le retrait du nombre de bovins abattus s’explique par la décapitalisation structurelle.
Lire aussi : Viande bovine : la Rabobank prévoit une baisse de la production mais s’inquiète de la demande en 2026
Chute des exportations européennes en bovins
Faut d’offre, les exportations européennes de viande bovine devraient reculer de 12 %. À noter, la baisse des envois vers le Royaume-Uni, liée à une présence accrue de la concurrence australienne outre-Manche. En parallèle, les exportations de bovins vivants devraient chuter de 18 % après un recul de 37 % l’an dernier lié à la Turquie. Cette fois, ce sont le manque d’offre, les tensions géopolitiques et la concurrence de l’Amérique du Sud qui pénaliseront les envois vers les pays de la Méditerranée.
Rebond des importations de viande bovine
Les perspectives de la Commission européenne sont à une hausse de 12 % des importations de viande bovine en 2026, tirées par les envois en provenance du Mercosur depuis l’entrée en vigueur de l’accord. À noter néanmoins que le Brésil risque, en septembre, l’interdiction de ses importations vers l’UE, ce qui rebattrai les cartes.
Lire aussi : Viande bovine : le Brésil devient premier fournisseur de l’Italie devant la Pologne et la France
À quoi s’attendre pour les prix des bovins ?
Bruxelles note que les prix des bovins ont reculé sur la première partie de 2026, « indiquant que certains consommateurs s’éloignent de la viande de bœuf, trop onéreuse » mais juge que les prix resteront « élevés » dans l’ensemble à cause « de manques persistants ». La consommation de viande bovine calculée par bilan baisserait de nouveau pour atteindre 9,7 kg/habitant.