Viande bovine : qu’importe et qu’exporte l’Allemagne ?
L’Allemagne est très intégrée dans les échanges communautaires de viande bovine. Elle importe notamment 40 % de sa consommation, dont une partie en provenance des pays tiers.
L’Allemagne est très intégrée dans les échanges communautaires de viande bovine. Elle importe notamment 40 % de sa consommation, dont une partie en provenance des pays tiers.
Les exportations allemandes de bovins vivants sont limitées et principalement constituées de veaux laitiers envoyés aux Pays-Bas pour l’engraissement en veaux de boucherie. Les autres envois de bovins vifs sont d’autant plus restreints que, sous la pression de la société civile, le pays ne délivre plus de certificats pour l’export vers des pays non-candidats à l’adhésion à l’UE.
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L’Allemagne importe 40 % de sa consommation
L’Allemagne est importatrice nette de viande bovine, avec un déficit commercial de 99 000 tonnes équivalent carcasse en 2024. Les échanges étaient, en 2024, équilibrés avec la France puisqu’elle exporte autant qu’elle importe, 36 000 téc. Les exportations allemandes vers la France ont fortement chuté avec la baisse de la production. L’Allemagne fournit à l’Hexagone de la viande réfrigérée avec os (25 % des envois) ou sans os (31 % des envois). Il s’agit de pièces de femelles Fleckvieh, appelées Simmental allemandes en France, et destinées à la RHD ou aux boucheries traditionnelles. Ce segment réfrigéré est dynamique, à l’inverse des envois de congelé désossé (25 % des envois) et transformé (17 % des envois). Cette viande issue de femelles laitières est destinée à la restauration hors foyer voire à la transformation. Les exportations allemandes de viande bovine sont cantonnées à l’Europe, Pays-Bas, Italie et France assurant la moitié des débouchés.
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L’Argentine truste le haut-de-gamme à l’import
À l’inverse, du côté des importations, en baisse tendancielle, près du quart de la viande n’est pas d’origine communautaire. Parmi les pays tiers fournisseurs, l’Argentine domine avec 9 % de part de marché. Cette origine profite d’une image haut-de-gamme qui sert d’argument marketing en GMS et dans les steakhouses. Les achats de l’Allemagne à la France sont majoritairement la viande réfrigérée notamment avec os. La baisse tendancielle des envois français est le reflet de la baisse des envois avec os tandis que le désossé se maintient. Les prix de la viande des taurillons français sont similaires, à l’import en Allemagne, à ceux des autres origines.
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