Viande bovine : la France a effectivement plus importé et moins consommé en avril
La baisse des cours des bovins au mois d’avril avait été justifiée, en aval, par une consommation maussade et la pression des importations. Des arguments confirmés par les derniers chiffres de FranceAgriMer.
La baisse des cours des bovins au mois d’avril avait été justifiée, en aval, par une consommation maussade et la pression des importations. Des arguments confirmés par les derniers chiffres de FranceAgriMer.
Les importations françaises de viande bovine ont progressé de 4,6 % en avril, à plus de 28 500 tonnes équivalent carcasse, selon les données des douanes relayées par FranceAgriMer.
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Seule l’Irlande (-1 %) et la Pologne (-3,4 %) ont envoyé moins de viande bovine vers l’Hexagone. À l’inverse, les envois de l’Allemagne ont grimpé de 15,3 % et ceux du Royaume-Uni de 8,7 %. Les Pays-Bas, notre premier fournisseur, ont exporté des volumes en hausse de 5,8 % vers la France. Volumes qui ne sont pas forcément intégralement néerlandais puisque le pays est une plaque tournante du commerce internationale et que de la viande origine Amérique du Sud débarquée à Rotterdam peut être comptabilisée dans ces flux. Les importations françaises en provenance du Paraguay ont par ailleurs été multipliées par 2,5, certes sur de faibles volumes, mais avant l’entrée en vigueur de l’accord commercial avec le Mercosur le 1er mai.
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Des achats des ménages de viande bovine en baisse
En parallèle, les achats des ménages de viande bovine pour leur consommation à domicile ont baissé de 6,9 % en avril 2026 comparé à avril 2025, selon les données de Kantar publiées par FranceAgriMer. La baisse était plus forte (-7,1 %) sur les pièces les plus valorisées, que sont les morceaux à griller et rôtir. Un repli à mettre en lien avec la hausse de 11,1 % du prix moyen d’achat sur un an. Des chiffres qui confirment les dires des abattoirs qui s'inquiétaient début avril.
Ces chiffres ne prennent pas en compte la consommation en restauration hors domicile. Or le secteur a subi des baisses de fréquentation en avril avec la flambée du pétrole, et jouait l’économie en privilégiant porc et poulet à la carte.
La pression des prix sur les vaches s’est calmée fin mai
Sur le mois d’avril, la vache viande R avait perdu 20 centimes (à 7,51 €/kg, 19 % de plus que l’an dernier) et le jeune bovin R chuté de 28 centimes (à 7,26 €/kg, 15,2 % de plus que l’an dernier). Les cours se sont stabilisés lors de la dernière quinzaine de mai. Le marché est actuellement peu lisible alors que la demande a été ralentie par les fortes chaleurs mais que l’offre était aussi en retrait.