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Viande bovine
Vaches/JB : deux marchés, deux ambiances

Les vaches et les jeunes bovins n’ont pas les mêmes débouchés et ne voient donc pas leurs prix affectés de la même manière par la pandémie. Si le marché est bon pour les femelles, ce n’est pas le cas en mâles.

Evolution du prix de la vache viande R3

À 3,59 €/kg mi-octobre, le cours du jeune bovin (JB) allaitant R au stade entrée abattoir rejoignait son très bas niveau de 2016 à la même période de l’année. Même si le retard d’abattage accumulé à l’occasion du confinement tend à se résorber, la demande à l’exportation ne suit pas. Aux dires d’un exportateur, ni la Grèce, ni l’Italie, ni l’Allemagne ne sont franchement aux achats, alors que l’heure est habituellement au réveil de la demande européenne. La viande française se trouve aussi concurrencée par une offre espagnole et polonaise abondante et à bas coût, explique l’Idele.

Des vaches R à des prix élevés

À l’inverse, la vache R affichait un prix moyen entrée abattoir à 4,04 €/kg en semaine 42, des niveaux plus vus depuis 2015. Une bonne tenue qui peut s’expliquer par le changement de la consommation liée à la pandémie. La demande de la restauration, davantage fournie par des viandes importées, recule ; tandis que les besoins de la grande distribution comme des boucheries traditionnelles, qui s’approvisionnent de leur côté en viande française, ont progressé. Dans le même temps, l’offre est mesurée. Sur les semaines 37 à 41, le nombre de femelles abattues dans les abattoirs de plus de 1 500 tonnes de gros bovins était en recul (-4 % en têtes pour les vaches de type viande, -2 % pour les laitières et -4 % pour les génisses de type viande), rapporte l’Idele. Au-delà de l’équilibre offre/demande, le marché des vaches viande R s’observe aussi sous l’angle des relations acheteurs/vendeurs. Dans une optique de sauvegarde de l’amont, certains abattoirs appuient peu sur les prix. Ce qui explique pourquoi, en 17 semaines, le prix de la vache n’a varié que de quelques centimes. Une stabilité rare.

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