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Une laiterie urbaine a été construite à Nantes

Esther et Benjamin Limouzin ont investi 300 000 euros dans leur projet. Labellisés bio et lait de foin, ils transforment 700 litres de lait par semaine.

Esther et Benjamin Limouzin transforment 700 litres de lait par semaine.
Esther et Benjamin Limouzin transforment 700 litres de lait par semaine.
© Th. G.

Les laiteries urbaines ont le vent en poupe. À Nantes, c’est à deux pas de l’éléphant, emblème touristique de la ville, qu’Esther et Benjamin Limouzin ont ouvert en juillet leur atelier et leur boutique sur 90 m². Tous deux ingénieurs dans l’aéronautique, ils ont suivi des formations avec l’ENIL en France et en Italie sur les pâtes filées, puis effectué des stages à la ferme. Leur investissement global, entre la formation, les travaux et l’acquisition des machines, s’élève à 300 000 euros.

La Laiterie nantaise produit principalement des yaourts, du fromage blanc, des pâtes filées (mozzarella, burrata, scamorza) et des fromages affinés dans leur cave, comme le saint-félicien et le saint-marcellin. Elle a pour son lait un fournisseur unique, Ghislain Maillard, éleveur à Bouvron, à 40 kilomètres de Nantes, qui est labellisé bio et lait de foin, comme la Laiterie nantaise après quelques mois de mise en route. « Nous avons un contrat en direct avec l’éleveur, ainsi, nous pouvons mieux le rémunérer que sa laiterie », explique Esther Limouzin. Les Limouzin transforment de façon hebdomadaire 700 litres de lait, qu’ils vont chercher à Bouvron trois fois par semaine, avec l’objectif de doubler ce volume « dans un an ou deux ». Ils commercialisent leur production au sein de leur boutique ; on la retrouve également dans quelques épiceries bio et vrac, et au sein de restaurants nantais engagés dans des démarches vers le sain et le local.

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