Aller au contenu principal

Viande
Un nouvel élan pour Ovimpex

Le grossiste et transformateur de viande bovine et ovine, implanté à Rungis, a investi dans un nouvel atelier et entend valoriser un savoir-faire très spécifique.

Ovimpex a investi 2,5 millions d'euros à Rungis.
Ovimpex a investi 2,5 millions d'euros à Rungis.
© Bruno Carlhian

Le projet de réorganisation et d’extension des locaux d’Ovimpex à Rungis aurait pu intervenir à un meilleur moment. Les travaux, motivés initialement par l’absorption de la filiale Mondial Viande Service (MVS), spécialisée dans la découpe et le conditionnement de viande d’agneau à Douai, ont démarré en 2019, quelques mois avant le début de la pandémie de coronavirus. « La chute des commandes de la part du foodservice, qui constitue une partie importante de la clientèle de l’atelier, nous a beaucoup pénalisés », rappelle Patrice Rétif, le président d’Arterris Vision (280 M€ de CA) qui regroupe l’ensemble des activités de viande de la coopérative occitane Arterris (Ovimpex, Vianov, Dhumeaux et Canu au nord de la France, APA au sud). « En dépit de ces difficultés, nous avons cependant maintenu l’essentiel de notre projet, nécessaire pour pérenniser notre croissance », précise-t-il.

Un second atelier pour la découpe et le conditionnement

Profitant du rapatriement des activités de MVS, Ovimpex a ouvert sur son site de Rungis un second atelier, dédié à la découpe et au conditionnement de viande bovine et ovine pour la GMS et le foodservice. Situé au-dessus du premier, majoritairement dédié à la découpe primaire et secondaire et au conditionnement en PAD, le nouvel atelier permet de fabriquer à façon ou sous sa marque des gammes de barquettes UVCI thermoformées et skin (Darfresh) d’agneau, mais aussi de bœuf. « Nous transformons ici environ 60 tonnes par semaine, en plus de l’activité de négoce. C’est un volume que nous pouvons encore développer », précise Patrice Rétif qui souligne la capacité de l’entreprise à répondre « dans des délais très courts, à tout type de demande, en sous vide, piécé, thermoformé, surgelé, etc. »

À l’issue d’un investissement d’environ 2,5 millions d’euros, le site Ovimpex de Rungis, qui s’étend sur 3 500 m2 au sol, présente un nouveau visage. Outre la création de l’atelier, l’entreprise s’est dotée de deux quais d’expédition supplémentaires, pour une extension totale d’environ 1 000 m2. L’entreprise en a profité pour se doter d’un nouveau système de réfrigération, avec l’acquisition d’un compresseur au CO2 et à l’ammoniac.

L’objectif est de développer les ventes réalisées pour notre compte

Avec l’aide de cet outil rénové, l’ambition de la filiale d’Arterris est de mieux faire valoir son savoir-faire en matière de maîtrise du sourcing, de sélection des viandes, de conditionnement et de services. L’entreprise réalise aujourd’hui une grande partie de son activité (près de 60 %) sous forme de prestation de découpe pour divers acteurs de la filière. « L’objectif, c’est de développer les ventes réalisées pour notre compte, aussi bien à destination de la GMS, du commerce de proximité ainsi que du foodservice », explique Patrice Rétif. Un temps mise entre parenthèses par l’épisode de la Covid-19, l’entreprise compte bien faire aboutir une démarche de certification IFS Food.

Ovie, nouvelle marque présentée au Sirha

Traduction concrète de son ambition de développer ses ventes en propre, Ovimpex a créé une marque ombrelle, « Ovie », qui sera présentée lors du Sirha de Lyon, à la fin du mois. La signature (qui remplacera, à terme, notamment les marques Tendres prairies et Quart de cœur) sera apposée sur les produits issus de toutes les espèces transformées par le groupe (bœuf, agneau, porc, volaille) et s’adressera aux différents circuits (distribution, foodservice, e-commerce, etc.). « Cette marque entend porter notre savoir-faire en matière de sélection des viandes, de régularité, de conditionnement et de services, et notamment mettre en avant la production bovine et ovine issue de la production Arterris », indique Patrice Rétif. L’entreprise a fait le choix d’emballages moins gourmands en matières premières et en partie issues du recyclage, illustration de son engagement dans une politique RSE ambitieuse.

Les plus lus

Terrains de stockage et troupeaux au Brésil
Viande bovine : la Rabobank prévoit une baisse de la production mais s’inquiète de la demande en 2026

Les prévisions de la Rabobank sont à une poursuite de la baisse de l’offre mondiale de viande bovine, et une hausse des prix…

Mamie au supermarché
7 marqueurs de l’alimentation des seniors d’aujourd’hui

Les habitudes alimentaires des Français de plus de 65 ans ou plus ont évolué avec le changement générationnel. Ces dernières…

usine
Canicule : « on constate des mortalités de +1000 % sur la volaille, +200 % en porc, +45 % en bovins » en Normandie et Pays-de-la-Loire

La vague de chaleur qui frappe la France a des conséquences sévères sur la mortalité en élevage, notamment en volaille. Gilles…

Javier Prida
Œufs : Le premier quota d’ovoproduits réservé au Mercosur rempli sur le champ par une seule entreprise

La firme argentine Ovoprot a fourni en quelques jours le premier quota détaxé d’ovoproduits attribué au Mercosur dans le cadre…

Œufs : la forte mortalité en poules pondeuses inquiète les opérateurs

L’évolution des prix des œufs français, au 25 juin 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la…

carte de la chine avec des produits laitiers
Produits laitiers : « le secteur chinois veut aller vers des produits à plus forte valeur ajoutée, en concurrence avec les importations »

Le déséquilibre sur le marché du lait en Chine se traduit sur les entreprises agricoles du pays, mais aussi sur les échanges.…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio