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Trafic de viande chevaline : jusqu’à un an de prison ferme requis

Vingt-et-un des 25 prévenus ont été condamnés, jusqu’à un an de prison ferme, à Marseille, dans le dossier du trafic de viande chevaline impropre à la consommation humaine.

Les chevaux sont 4 à 5 fois plus équarris qu'envoyés à l'abattage.
© Georges BARTOLI pour le CIV

En dénonçant « une fraude massive et organisée », Jean-Yves Lourguilloux, procureur adjoint de Marseille, a requis la condamnation de 21 des 25 prévenus jugés depuis le 9 janvier 2023 au tribunal correctionnel de Marseille dans le cadre du dossier de fraude à la viande chevaline, relaie Le Monde. Dans cette affaire, des chevaux, issus d’élevages expérimentaux du groupe Sanofi-Pasteur, qui « avaient reçu des venins, des substances nocives » finissaient en boucherie, proposant aux consommateurs une viande impropre à la consommation. Les individus ont ainsi été condamnés pour tromperie des bouchers d’Occitanie et leurs clients sur la qualité de la viande chevaline qu’ils ont vendu entre 2011 et 2013.

Une condamnation à trois ans de prison, dont un an ferme, et une amende de 20 000 euros ont été réclamées contre Patrick Rochette, grossiste en viande chevaline installé à Narbonne (Aude), principal prévenu de l’affaire. « Tout tourne autour […] de la fraude documentaire. La fraude est démontrée. La tromperie a concerné les bouchers et les consommateurs. […] L’appât du gain et du commerce l’a emporté sur la réglementation », indique Jean-Yves Lourguilloux. Patrick Rochette, aujourd’hui retraité, a toujours avoué avoir introduit des chevaux réformés strictement interdits à la consommation depuis 2004. Il remplaçait le feuillet de traitement médicamenteux par un document vierge pour envoyer les animaux à l’abattoir de Narbonne ou en Espagne.

Le trafic avait pris lors du coup de filet des gendarmes en 2013 qui s’étaient basés sur de nombreuses écoutes téléphoniques pour mettre à jour ce trafic.

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