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Développement
Sucre : une filière betterave bio française émerge

Après des essais satisfaisants, la coopérative sucrière Tereos prévoit une seconde campagne de récolte de betteraves bios pour octobre 2020. La commercialisation du sucre bio qui en est issu est prévue pour 2021.

Laura Loffler, responsable des activités bios de Tereos. © DR
Laura Loffler, responsable des activités bios de Tereos.
© DR

Après une production pilote de betteraves bios sur 200 hectares en octobre 2019, le groupe coopératif Tereos déploie sa jeune filière, notamment en doublant ses surfaces pour atteindre les 500 hectares de betteraves bios en octobre 2020. Pour cela, la société est passée de trente à plus de 60 agriculteurs partenaires qui consacrent au minimum 2 hectares à cette production, et dont un tiers est situé dans la Région Centre. Une région « en retard sur les grandes cultures bios », estime Harold Huwart, vice-président de la Région Centre-Val de Loire, chargé de l’économie de l’agriculture et de l’économie sociale et solidaire. En 2021, les premiers sucres de betterave bio de Tereos seront commercialisés sur le marché français en grande distribution, « répondant ainsi à la demande des consommateurs en produits bios locaux », précise Laura Loffler, responsable des activités bios de Tereos.

Cette filière est un levier pour le secteur des grandes cultures

La filière débouche sur la production de deux autres types de produits en plus du sucre bio : des protéines végétales, commercialisées sous la marque de la société Épi & Co, produites sur le site de Marckolshein (Bas-Rhin), ainsi que des pulpes surpressées bios issues de la transformation du légume. « Cette filière est un levier pour le secteur des grandes cultures qui est fortement concurrencé. Elle permet une perspective de diversification, de sécurité et une capacité de résilience aux aléas climatiques et aux aléas de marché qui deviennent de plus en plus brutaux », explique Harold Huwart. Les betteraves bios sont transformées dans l’usine d’Attin (Pas-de-Calais) au cours d’un procédé « séparé dans l’espace et le temps de la transformation conventionnelle », souligne Laura Loffler. Le site Tereos d’Artenay jouera un rôle dans le conditionnement de cette gamme. Le groupe ne se fixe aujourd’hui pas de plafond sur les objectifs de surfaces en betteraves bios.

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