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Snacking : « Offrir une option végétale permet de capter du trafic »

Le marché du snacking tend à se stabiliser en France. À l’occasion du salon Snack & Show, l’étude Speak Snacking 2026 mets en lumière quelques dynamiques émergentes du secteur. 

Conférence en amont du salon Snack Show de ce 1er et 2 avril.
Selon l’étude Speak Snacking 2026, les moments de pause qui rythment la journée sont un levier de développement du snacking
© Catherine Takougang

Le marché du snacking progresse de 0,5 % entre 2024 et 2025, et atteint 20,6 milliards d’euros, selon les données de Circana Foodservice. Cette progression s’appuie notamment sur l’élargissement de l’offre en restauration rapide, avec un nombre d’enseignes en hausse de 7 % en un an qui atteint désormais 527 établissements.  

Le budget snacking est plus élevé pour les plus jeunes

Le panier moyen des Français pour leur consommation en restauration rapide assise atteint 13,40 €, soit une progression de 5 % en un an et 9,52 € en boulangerie, contre 7,30 € un an plus tôt. Dans le même temps, les dépenses hebdomadaires hors domicile s’élèvent à 37 € en moyenne, avec un pic à 42 € chez les moins de 25 ans, contre 35 € pour les seniors. Selon les usages les consommateurs adeptes de la livraison à domicile dépensent en moyenne 47 € par semaine, contre 35 € pour les non utilisateurs.

Lire aussi : Alimentaire : comment consomme la Gen Z ? 

La satiété et la qualité, des moteurs de consommation en snacking

Les préférences des consommateurs restent orientées vers des valeurs sûres et rassasiantes, ainsi la pizza (47 %), le burger (31 %) et le kebab (25 %) dominent largement le secteur du snacking. Ces produits copieux continuent de séduire par leur capacité à répondre à un besoin de satiété immédiat.  « Dans ce contexte le rapport qualité-prix reste important » explique Nicolas Nouchi, analyste en foodservice chez Strateg’eat.

Par ailleurs, 13 % des consommateurs choisissent un établissement uniquement pour ses prix attractifs, tandis que près de 40 % privilégient avant tout la qualité des produits. La praticité (26 %) et la rapidité du service (22 %) sont également des critères clés dans le choix d’une enseigne.

Les alternatives économiques, un levier pour plus de trafics en restaurant

Les offres promotionnelles permettent d’augmenter la fréquentation en point de vente, « à condition d’être lisibles et immédiatement attractives. » ajoute Nicolas Nouchi. « Le consommateur veut un bon deal, pas un calcul compliqué » précise ce dernier. 

 « Le consommateur veut un bon deal, pas un calcul compliqué »

Les dispositifs les plus performants sont ceux qui s’inscrivent dans des moments précis de consommation comme durant les heures creuses, avant le service du midi ou encore en fin de journée.

L’offre végétal », un autre levier de fréquentation des enseignes

L’offre végétale reste encore marginale en volume de ventes pour les enseignes la proposant, avec moins de 2 % des achats. Mais elles sont importantes pour booster la fréquentation établissements. Près de 40 % des consommateurs se disent intéressés par ces alternatives. Comme le souligne l’analyste de Strateg’eat, « offrir une option végétale permet de capter du trafic ». Dans un groupe, la présence d’un consommateur végétarien peut orienter le choix de l’établissement.

Parmi les offres végétales en snacking, les substituts de volaille apparaissent comme l’alternative la plus demandée par les consommateurs, devant les ceux au lait et au bœuf.

Lire aussi : Les prix des alternatives végétales deviennent plus compétitifs 

La GMS intensifie son offre snacking

La grande distribution renforce sa position sur le marché du snacking, notamment via les plats prêts à consommer et les solutions nomades. « Ce phénomène est particulièrement marqué en zones rurales, où les consommateurs dépensent en moyenne 14 € pour leur déjeuner en GMS contre 10 € en moyenne pour les autres Français » explique l’analyste.

La restauration traditionnelle s’hybride sous l’influence du snacking

La restauration assise traditionnelle s’hybride de plus en plus sous l’effet des codes du snacking. Les établissements tendent à rationaliser leurs cartes et leurs outils de production, en s’inspirant des logiques d’assemblage du snacking qui permettent plus de flexibilité et d’efficacité. Les restaurants tendent également à produire en plus grandes quantités et à lisser les ventes sur plusieurs jours afin d’optimiser leurs coûts et leur organisation. Le développement d’offres nomades, notamment des desserts ou produits à emporter s’inscrit également dans cette dynamique d’hybridation.

Lire aussi : SIA 2026 : McDonald’s France achète 309 000 tonnes de produits agricoles français par an, et veut pérenniser ses approvisionnements 

Les moments de pause, une voie de développement du snacking 

Le snacking de demain pourrait davantage investir les moments de pause de la journée. Aujourd’hui, 59 % des Français déclarent en prendre durant la journée, une proportion qui atteint 69 % chez les 18-24 ans. Parmi ces consommateurs, 70 % débutent par une boisson chaude. Un potentiel se dégage pour les formats hybrides, capables d’associer boissons chaudes et offres de snacking à différents moments de la journée.

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