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Viande
Signes d’inquiétude sur le marché du veau

Des cotations qui peinent à grimper à une période où les prix se ressaisissent habituellement, des stocks qui augmentent et des ateliers remplis, plusieurs indicateurs du marché du veau de boucherie sont au rouge.

Qu’il est agréable cet été indien… Mais pas pour les professionnels de la viande ! Les Français ont rangé leurs barbecues, mais n’ont pas sorti les cocottes pour mijoter des petits plats hivernaux. Pour le veau de boucherie, particulièrement sensible au climat et qui profite de températures froides, il semble bien que le commerce soit particulièrement tendu.

Pourtant, l’été, période délicate pour la viande de veau, semble s’être déroulé correctement. Les cotations ont d’ailleurs moins baissé que les années précédentes pendant les vacances. Et à 143,23 kg en août, selon Agreste, le poids moyen à l’abattage était inférieur de 2,7 kg à l’an dernier. Mais depuis la rentrée, les tarifs peinent à se ressaisir. Certes, ils partaient de plus haut, mais depuis fin septembre ils sont repassés sous leur niveau de l’an dernier. Le manque de demande complique l’écoulement des veaux et certains opérateurs évoquent des retards de sortie d’ateliers.

Le marché européen semble pesant

Les abattages européens de veaux de boucherie ont progressé de 1 % sur les sept premiers mois de 2018 par rapport à la même période de 2017, rapporte l’Idele. En juillet, la hausse atteint 1,3 %. Pourtant, l’Italie est à la traîne (-9 % sur sept mois), tout comme la Belgique et la France dont la production de viande recule de 0,8 % sur neuf mois. Ce sont les Pays-Bas qui sont les moteurs de cette croissance, avec des abattages qui ont bondi de 7,6 % sur les sept premiers mois de 2018. La cotation néerlandaise, après avoir rapidement repris de la hauteur en septembre, stagne sur octobre, en raison d’un nombre important de veaux à abattre, selon les professionnels néerlandais, qui estiment que leurs ventes vont rester maussades dans les semaines à venir.

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