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Salmonelles à Craon : que répond Eurofins à Lactalis

Le géant laitier estime que si des contaminations aux salmonelles ont rendu malades des bébés en 2017, c’est que les analyses étaient mal faites. Une tentative de se défausser, rétorque le laboratoire.

© Réussir

Mis à jour le 22 novembre avec réponse d'Eurofins

L’affaire avait défrayé la chronique à partir de fin 2017, quand du lait infantile contaminé aux salmonelles avait rendu malades plusieurs nourrissons. Début 2023, le groupe Lactalis et la société Celia Laiterie de Craon, ont été mis en examen pour « tromperie aggravée », « blessures involontaires » et « inexécution de mesures de retrait et rappel ». Le géant laitier se retourne désormais vers le laboratoire d’analyses Eurofins, qui effectuait les analyses dans l’usine incriminée, et lui demande plus 1,07 milliard d’euros, selon le site L’Informé. Deux filiales du groupe, Eurofins laboratoire de microbiologie Ouest et Eurofins NDSC Food France et leurs assureurs, XL Insurance et HDI Global ont été ainsi assignées fin mars au tribunal de Paris.

Pour Eurofins, Lactalis n’a pas mis en œuvre des procédures de contrôles appropriées

Par un communiqué de presse, Elmo, (Eurofins Laboratoire de Microbiologie de l’Ouest) se défend d’une demande « sans fondement par laquelle Lactalis cherche à masquer sa propre responsabilité ». 

Un montant "aberrant"

Selon Elmo, Lactalis a ignoré des résultats d’analyses révélant « à plusieurs reprises depuis 2009 et à nouveau des août 2017 » la présence des pathogènes incriminés. Malgré ces résultats, Lactalis n’a pas mis en œuvre les procédures de contrôle et de retrait. « En avançant un montant aberrant d’une telle importance, LACTALIS cherche à donner de la crédibilité à ses demandes », lit-on dans le communiqué qui précise que Lactalis continue de confier ses analyses à Elmo. « Cette demande n’est étayée par aucune donnée sérieuse et se contente d’un chiffrage global sans qu’aucune information précise ne soit communiquée » conclut le groupe.

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