« La proposition d’interdiction à la vente permettra à la filière d’être protégée des distorsions de concurrence », souligne Richard Ramos, lors d’une conférence de presse le 18 janvier 2022.
Avec ses soutiens Yuka, Foodwatch et la Ligue contre le cancer, le député a affirmé attendre l’avis de l’Anses sur la dangerosité des sels nitrités pour la santé humaine, prévu pour fin juin 2022. « Ce rapport devait déjà paraître il y a un an et demi », s’impatiente-t-il.
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Les industriels ne voient le sans nitrites que comme une segmentation
« Aujourd’hui, toutes les entreprises font du jambon sans nitrites ! », assure Richard Ramos. « Le surcoût de production n’est que de 0,02 € la tranche, qu’ils vendent 0,40 € plus cher. Les industriels ne voient aujourd’hui le sans nitrites que comme une segmentation, ils ont donc tout intérêt à faire deux gammes ! Aura-t-on donc une alimentation pour les pauvres avec du jambon nitrité et une autre pour les riches sans nitrites ? », ajoute-t-il.
Le député veut profiter de la présidence de la France à la tête de l’UE pour porter le sujet à l’échelle européenne. « Les solutions existent ! La poudre d’agrume est une belle alternative avec sa teneur en vitamine C et ses propriétés antioxydantes », conclut-il.