Aller au contenu principal

Réglementation : "les industriels me disent couler sous le poids des différents normes", dixit Antoine de Brosses, avocat

A l'occasion de la journée des fédérations, la question des nombreuses normes mises en place dans le secteur agroalimentaire en France a été évoquée. Les juristes présents ont signalé le problème de compétitivité que cela implique.

© Pixabay

« La France qui se veut être championne du monde de la réglementation demande à ses opérateurs de courir le plus vite possible en leur mettant un boulet à chaque pied », a lancé Antoine de Brosses, avocat Product Law Firm, à l’occasion de la journée des fédérations organisée par le Fedalim, le Fncg et le Syfab, le 6 juin.

Ce trop-plein de réglementation résulte « d’une administration et d’une bureaucratie par nature qui fabrique des normes », a targué Laurent Cappelletti, professeur titulaire de la chaire du CNAM. « ll ne faut pas créer des décrets qui s’avèrent être des freins au moment de la mise en œuvre », a-t-il ajouté. Pour lui, décrets et normes doivent obéir à trois objectifs. Le premier, garantir la santé du consommateur, en second garantir la loyauté envers le consommateur, enfin, permettre la libre circulation des marchandises.  

La France trop bonne élève  

« La réglementation française est plus sévère que celles des autres États membres », a renchéri Antoine de Brosses, avocat Product Law Firm. C’est le cas des ingrédients additifs. Pour les nitrites, « au-delà de la liste établie par l’UE, la France tire dans les pattes des opérateurs en considérant plusieurs produits de substitution aux additifs eux-mêmes comme des additifs »

Et ce n’est pas sans conséquence, « les autres pays de l’Union européenne importent leurs productions vers la France à des prix moins chers », a complété l’intervenant. 

Face à cette situation, les industriels se demandent également comment l’innovation est possible. 

Les plus lus

Drapeau de l'Ukraine
Poulet : l’Ukraine renforce ses accords et compte intensifier ses exportations en 2026

Les exportations de poulet ukrainien devraient progresser en 2026 vers l’Union européenne et le Royaume-Uni, qui pourrait bien…

rayon boucherie en magasin
La flambée des prix du bœuf a plombé la consommation en 2025, porc et poulet en profitent

Les prix d’achat des ménages de la viande bovine ont affiché une croissance à deux chiffres en 2025, ce qui s’est traduit par…

oeufs industrie
Œufs : L’UE importe plus, l’Ukraine et la Turquie en profitent

L’évolution des prix des œufs français, au  27 mars 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

Le poulet vendu en boucherie
Volailles : le poulet et les produits élaborés tirent toujours la consommation

La consommation de poulet continue de progresser en France, portée par la restauration hors domicile, alors qu’elle stagne en…

graphique de prix des oeufs
Œufs : les prix des œufs au sol battent des records en Europe, pas la cage

L’évolution des prix des œufs français, au  février 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

quai de déchargement des porte conteneur
Viande bovine : record historique des importations européennes au mois de janvier

Jamais sur un mois de janvier, l’Union européenne n’avait importé autant de viande bovine qu’en 2026. Les envois étaient…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio