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Oléoprotéagineux
Recul du colza, dans le sillage du soja et du pétrole

La nouvelle vague de Covid-19 pénalise la demande en carburant, incluant le biodiesel. Les conditions climatiques au Brésil s’améliorent, permettant aux agriculteurs locaux d’avancer dans leurs semis.

Evolution des cours du colza

Période du 27 octobre au 3 novembre. Les prix du colza ont reculé de manière significative d’une semaine sur l’autre, dans le sillage de l’effritement de ceux du pétrole et du soja à Chicago. Concernant le pétrole, les cours à New York et Londres reculaient du fait, entre autres, de l’élection présidentielle aux États-Unis. La possibilité de victoire du candidat démocrate Joe Biden fait craindre une baisse de la demande états-unienne de pétrole. Il serait davantage favorable à des mesures de confinement que le président actuel, Donald Trump. De plus, la nouvelle vague de Covid-19 pénalise la demande en carburant. Néanmoins, une information est survenue le 2 novembre, lors d’une réunion des pays de l’Organisation des pays producteurs du pétrole et de ses alliés : des rumeurs font état d’une position russe en faveur d’une politique de l’offre moins agressive. En soja, l’amélioration des conditions climatiques au Brésil a pesé sur les prix à Chicago. D’après l’analyste AgRural, les semis brésiliens sont faits à 42 % au 29 octobre, contre 44 % en moyenne sur les cinq dernières années. L’analyste explique que les Brésiliens rattrapent leur retard, en semant en moyenne 1 Mha par jour lors de la précédente semaine. Les récentes pluies leur ont permis de semer. Aux États-Unis, la récolte est achevée à 87 % au 1er novembre, d'après l’USDA, contre 83 % en moyenne sur les cinq dernières années. Le climat devrait se montrer clément aux États-Unis pour que la coupe se termine dans les prochains jours. Des ventes techniques sont survenues à Chicago. Au niveau hexagonal, les primes de colza se sont légèrement raffermies, correspondant à un mouvement mécanique : la baisse des prix sur Euronext a incité les acheteurs à remonter légèrement leurs positions.

Des défauts de livraison rapportés en Ukraine

En tournesol, les prix de la graine français se sont stabilisés. La demande, qui était présente en début de semaine 44, s’est retirée. Les cours au départ de l’Ukraine sont bien tenus. Les rendements ont été plus faibles qu’attendu par les opérateurs. Les usines ukrainiennes manquent de graines, et des défauts de livraison sont constatés sur les contrats à livraisons différées, rapportent divers analystes privés, dont UkrAgroConsult. En tourteaux, les prix se sont également effrités, surtout en soja, à l’image des graines. Des ventes techniques à Chicago sont survenues, pesant sur les prix états-uniens et, par ricochet, sur ceux français. Les fabricants d’aliments pour animaux français restent discrets, tentant d’y voir plus clair.

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