Rebond de 3,2 centimes du prix du porc à Plérin
La cotation du porc en France se maintient dans le vert avec de nouvelles hausses cette semaine. L’offre de viande porcine se contracte sur le marché. Le prix du porc est reconduit en Allemagne dans un contexte économique préoccupant pour l’abattage découpe.
La cotation du porc en France se maintient dans le vert avec de nouvelles hausses cette semaine. L’offre de viande porcine se contracte sur le marché. Le prix du porc est reconduit en Allemagne dans un contexte économique préoccupant pour l’abattage découpe.
Cette semaine, le Marché du Porc Français de Plérin enregistre deux hausses consécutives lors des séances d'enchères, permettant à la cotation de progresser de 3,2 centimes. Ce qui l’amène à trois séances haussières de suite, ce qui n’avait pas eu lieu depuis juillet 2025. Cette évolution traduit un rééquilibrage du rapport de force en faveur de l’amont à dans un contexte de resserrement de l’offre. Le prix du porc reste tout de même inférieur de 20 % à celui observé à la même période l’an dernier.
L’offre de porc recule
Sur la zone Uniporc, les volumes se contractent avec l'installation des fortes chaleurs. Les abattages ont reculé de plus de 4 000 porcs la semaine dernière, à 363 000 têtes. Les poids poursuivent également leur repli, avec une baisse de 440 g sur une semaine.
L’Allemagne ralenti ses abattages
En Allemagne, le marché apparaît davantage équilibré et la cotation se stabilise cette semaine. Toutefois, les difficultés à l'exportation continuent de peser sur la valorisation de la viande. Malgré une météo favorable à la consommation estivale, les ventes restent décevantes et l'offre demeure largement excédentaire par rapport à la demande. Les industriels voient leurs marges se réduire fortement, voire devenir négatives dans certains cas, tout en devant maintenir un niveau minimal d'activité afin d'absorber l'augmentation de leurs coûts fixes. Face à une rentabilité dégradée, plusieurs abattoirs allemands ont annoncé des réductions d'activité. Certains envisagent de travailler seulement quatre jours par semaine.