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Ramadan 2025 : comment évoluent les prix des produits alimentaires les plus consommés ?

Les dépenses alimentaires des familles musulmanes augmentent pendant le mois du Ramadan. Cette année, en France, des tensions sont attendues sur certaines familles de produits, notamment les œufs, la viande rouge et l’huile d’olive.

une table de repas de rupture du jeune pour le ramadan dans un appartement
Les familles musulmanes augmentent leurs dépenses alimentaires pendant le mois du Ramadan
© Généré par l'IA

C’est paradoxal, mais pendant le mois du Ramadan, qui commence le 1er mars 2025 cette année, les familles musulmanes françaises ont des dépenses alimentaires plus importantes que le reste de l’année. Si les chiffres sont peu disponibles en France, une étude menée en Égypte met en évidence une hausse des dépenses alimentaires de 50 % à 100 % pendant la période. Car les menus du ftour ou iftar, repas de la rupture du jeûne, sont très attendus. Les trois aliments les plus incontournables sont les dattes, les feuilles de brick et le lait fermenté. A Rungis, les prix des dattes Deglet-nour algériennes sont inférieurs de 8,3 % à leur niveau de l’an dernier, mais ceux des dattes Medjool ont retrouvé leurs niveaux du Ramadan 2024.

Un marché du halal qui a souffert de l’inflation 

Même si, en France, les ménages adoptent de nouvelles habitudes car les femmes travaillent et ont moins de temps pour préparer les menus traditionnels, le mois du Ramadan reste un temps fort pour l’agroalimentaire. Le marché des produits halal a fortement souffert de la crise inflationniste, mais des signes de reprise ont été relevé dès l’été dernier et pourraient se concrétiser à l’occasion du Ramadan 2025. 

Les prix de l’huile d’olive restent très élevés, mais vont se tasser

Après avoir doublé entre 2022 et 2024 sous l’effet d’une très mauvaise campagne 2023-2025, les prix de l’huile d’olive sont plus raisonnables. L’huile d’olive Espagne extra vierge s’affichait en janvier au stade producteur 51 % sous son niveau de l’an dernier. Pour autant les prix au détail tardent à baisser car les opérateurs cherchent à reconstituer les stocks. La détente des prix ne devrait pas tarder maintenant la récolte faite, mais avec toujours des tensions attendues sur les qualités supérieures. 

Lire aussi : D’où vient l’huile d’olive consommée en France ?

Viande rouge halal, des prix très élevés

Les prix des jeunes bovins flambent, conséquence du manque d’offre et de la forte demande export en particulier en prévision du Ramadan. Ce qui se traduit sur le marché français avec de la viande bovine halal qui atteint des records, d’autant plus que les importations ne peuvent pas apporter beaucoup d’air puisque tous les pays européens sont dans le même contexte.

Lire aussi : Mode d’abattage : le consommateur ne sera pas toujours informé, tranche le Sénat 

Les prix de l’agneau à des records

Certes les cours de l’agneau français baissent depuis le début de l’année, lorsque le prix moyen pondéré dépassait les 10,50 €/kg. Mais à 9,83 €/kg en semaine 7 ; ce PMP n’en est pas moins supérieur à ses niveaux habituels de Pâques. L’affaiblissement actuel des cours est lié aux sorties d'agneaux Lacaune dans le sud. Pour autant, ces agneaux sont loin de saturer le marché avec des abattages dans l'ensemble en repli sur un an. En cause, la FCO qui plombe l’offre. Les importations devraient augmenter, mais l’origine Nouvelle-Zélande est un peu moins disponible

Lire aussi : Bien-être animal : le consensus reste à trouver sur l’abattage rituel

Les prix de la volaille moins élevés qu’en 2024

Davantage de ménages se tournent vers la volaille plutôt que la viande rouge, car moins onéreuse. Et les prix de la volaille ont reculé ces derniers mois dans le sillage de la baisse des coûts de l’aliment

Sur les œufs, des fortes tensions à prévoir

Le marché de l’œuf français est sous forte tension depuis quelques semaines. Les opérateurs rapportent des difficultés à satisfaire les commandes des grossistes en œufs blancs en vue des préparatifs du Ramadan. En effet ces débouchés sont très sensibles au prix et affichent des délais de paiement importants. Or, au vu du manque d’œufs, les vendeurs priorisent les meilleurs clients. Un flux d’importation est possible mais ne va pas être en mesure de faire baisser nettement les prix, puisqu’ils sont élevés dans toute l’UE. L’origine Pologne affiche notamment des niveaux inédits, conséquence des cas de grippe aviaire. Seule l'origine Ukraine se place en outsider et semble trouver sa place dans certains réseaux de distribution. Les œufs ukrainiens ne sont pas produits dans les mêmes conditions réglementaires qu'en Europe, que ce soit en termes de bien-être animal ou d'alimentation des poules par exemple. 

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