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Quels résultats semestriels pour LDC ?

Le géant de la volaille continue de nourrir de fortes ambitions. Pour le premier semestre de son exercice 2023-2024, LDC affiche un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros et ses résultats sont redevenus positifs pour la partie Traiteur. Près de 60 millions d’euros ont aussi été investis pour des projets à l’étranger, Pologne et Hongrie en tête.

LDC a réalisé 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires au premier semestre 2023-2024.
Philippe Gélin s'est félicité des bons résultats semestriels de son groupe.
© K.BERTIN

Mercredi 22 novembre 2023, LDC tenait une conférence à Paris pour présenter ses résultats financiers du premier semestre de l’exercice 2023-2024, une période qui s’est étalée de mars à août 2023. D’emblée, Philippe Gélin, patron du groupe annonce la couleur : LDC déjà leader sur les marchés de la volaille et du plat surgelé a l’intention de continuer d’investir pour creuser l’écart avec la concurrence. Le chiffre d’affaires semestriel s’élève à 3,02 milliards d’euros avec un bénéfice avant impôts (EBE) de 290 millions d’euros et un résultat opérationnel de 193,4 millions d’euros. Une progression de chiffre d’affaires de 10,5% en un an.

Des performances dues aux hausses de prix et à la meilleure santé de la filière Volaille

Le résultat opérationnel du pôle Volaille France s’élève à 155,6 millions d’euros contre 103,6 il y a un an. Dans la partie Traiteur, le résultat opérationnel est de 8,4 millions d’euros, soit le retour à un chiffre positif.

« Les bonnes performances s’expliquent par l’amélioration de la situation de la filière volailles », précise Philippe Gélin. « Après une année 2022 marquée par la hausse des matières premières, l’inflation des charges et l’influenza aviaire, la situation est revenue un peu à la normale. Nous avons notamment pu reprendre une activité promotionnelle sur nos produits en magasin. La meilleure situation financière s’explique aussi par les revalorisations tarifaires décidées en 2022 que nous avons passées sur l’ensemble de ce premier semestre

Un projet de photovoltaïsme en Hongrie

Pour poursuivre sa croissance, LDC investit en France comme à l’étranger. Le groupe est présent dans 4 pays : Pologne, Hongrie, Belgique et Royaume-Uni et y a réalisé un chiffre d’affaires semestriel de 386,5 millions d’euros. Pour soutenir le développement de son outil industriel, LDC a investi 60 millions d’euros sur ses sites étrangers. Parmi les projets évoqués, l’équipement de deux sites polonais en quais de déchargements pour les volailles et en systèmes d’atmosphères modifiées pour leur abattage. 

En Hongrie, le groupe a investi dans un projet de panneaux photovoltaïques sur un terrain de 3,5 hectares qui va permettre à une usine de production de viande de canard d’être complètement indépendante en consommation d’énergie. Des projets qui s’ajoutent au prochain rachat de Indykpol, leader de la dinde en Pologne.

Améliorer le bien-être animal avec des caméras de vidéosurveillance dans les abattoirs en 2025

En France, LDC est en négociation avec Les délices de Saint-Léonard, située à Theix dans le Morbihan. L’unité, filiale de Agro Mousquetaires (Intermarché) est spécialisée dans la préparation de pizzas, quiches, tartes et sandwichs industriels. Elle réalise environ 50 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie 265 personnes. « Notre idée est d’y faire produire des gammes de Marie Surgelés et de bénéficier d’une réserve foncière pour de futures extensions. Il n’y aura aucune conséquence pour le personnel », précise Philippe Gélin. L’intégration devrait intervenir dès janvier 2024.  

7 milliards d'euros de chiffre d'affaires, l'objectif pour 2027

En continuant de s’appuyer sur ces stratégies et de revendiquer des valeurs, notamment pour le bien-être animal (fin 2025, tous les sites d’abattage de poulets du groupe seront équipés de caméras de vidéosurveillance et un reporting sera rendu public), LDC vise l’objectif pour 2027, un chiffre d’affaires de 7 milliards d’euros et 560 millions d’euros d’EBE.

Inflation : LDC n'a pas été invité à Bercy

Interrogé sur les négociations commerciales anticipées qui concernent les 75 plus grands groupes de l’agroalimentaire, Philippe Gélin s’est montré pour le moins vindicatif. « On nous a placé sur cette liste, d’accord, mais nous n’avons jamais été invités par Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances, à quelconque réunion. De notre propre initiative, pour ce semestre, nous avons déjà engagé des baisses de prix de 6 à 7% pour les consommateurs dans nos différents réseaux de distribution. A-t-on besoin de Bercy pour soulager le pouvoir d’achat des Françaises et des Français ? La réponse est non ! » 

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