Prix du poulet : « il y a un décrochage sur le marché du nord de l’Europe »
Contrairement à leurs homologues français, les éleveurs belges et néerlandais sont dépendants des cotations pour le poulet. Ils ont bénéficié d’un marché très incitatif en 2025. Mais un retournement se fait sentir.
Contrairement à leurs homologues français, les éleveurs belges et néerlandais sont dépendants des cotations pour le poulet. Ils ont bénéficié d’un marché très incitatif en 2025. Mais un retournement se fait sentir.
La cotation du poulet belge à Deinze a perdu 20 % entre son pic de mi-septembre 2025 et la fin de mois de mai. Elle se situe à un plus bas pour la période depuis 2021. Même tendance à Barneveld (Pays-Bas), a perdu 18 % sur le même pas de temps.
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Surproduction et poids des importations de poulet
« Il y a vraiment un décrochage sur le marché ABC (Nord de l’Europe, NDLR) » explique Simon Fourdin, directeur Économie à l’Itavi, lors d’un webinaire. Il continue « c’est un rééquilibrage qui s’opère, car les prix atteints étaient très incitatifs comparés aux coûts de production, mais le fossé s’est vraiment creusé avec les importations ».
« c’est un rééquilibrage qui s’opère »
La baisse actuelle des prix du poulet est liée « principalement la situation de surproduction en Belgique et aux Pays-Bas ces dernières semaines, et le retour en force de l’offre polonaise » note Mohamed Bouzidi de l’Itavi. Il continue « Certains abattoirs d’Europe du Nord indiquent que l’approvisionnement en vif devrait être satisfaisant sur les 10 prochaines semaines, avec une pression persistante sur les prix en raison d’un marché qui tend à se ralentir (Pays-Bas, Belgique) et d’une offre abondante bon marché en provenance d’Europe de l’Est ».
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Le modèle de production de poulet en France n’est pas basé sur les cotations, mais sur l’intégration et le prix de l’aliment. « Le poulet français était donc très bien positionné et faisait jeu égal face à la Pologne », relève ainsi Simon Fourdin.
Des importations de poulet brésilien en hausse
L’Itavi pointe aussi la hausse de 38 % des exportations brésiliennes de poulet en mars. L’exportateur sud-américain a réagi au blocage du détroit d’Ormuz en redéployant ses envois vers l’Union européenne. Car le Moyen-Orient est une zone d’importateurs très solvables qui recherchent de la qualité supérieure, « c’est le même profil que l’UE » pointe Simon Fourdin. Ces envois brésiliens sont « principalement sous forme désossée (filets congelés et saumurés), mais on observe également la hausse des cuisses de poulet » précise Mohamed Bouzidi.
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Une hausse des prix qui a été portée par la demande
La flambée des prix du poulet en Europe du Nord en 2025 était multifactorielle, dopée avant tout par une très bonne consommation. Mais les événements sanitaires (IAHP, Newcastle) ont limité l’offre. Dans le même temps, les envois brésiliens ont été brièvement interrompus après la découverte d’un cas de grippe aviaire.
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