Aller au contenu principal

Prix des bovins : stabilisation dans un équilibre de marché fragile

Les cotations des gros bovins ont continué de progresser la semaine dernière mais moins que la flambée observée sur les premiers mois de l’année. La demande est traditionnellement plus calme en juin et la hausse des prix de la viande ne va rien arranger.

Graphique du prix moyen pondéré des gros bovins
Le prix moyen pondéré des gros bovins a augmenté de plus de 21 % en un an et de 53 % en trois ans.
© Les Marchés

La cotation de la vache O entrée abattoir a gagné 1,62 € depuis le début de l’année, soit une hausse de 38 % en 5 mois. Sur cette période, la cotation du jeune bovin Viande U (hors Blondes/Parth) a progressé de 12 %. 

Lire aussi : Pourquoi le cheptel bovin a-t-il tant reculé dans l’Union européenne en 2024 ?

Une offre de bovins toujours réduite

Mais sur la dernière semaine de mai, les cotations que vient de publier FranceAgriMer affichent des évolutions plus modérées : +2 centimes pour les JB Viande U et R, +3 centimes pour les génisses R, +2 centimes pour la vache O mais encore +6 centimes pour la vache viande. Une hausse plus ténue qui s'était déjà rencontrée la semaine précédente et qui trache avec les hausses de plus de 10 centimes des cotations antérieures.

Lire aussi : Crise des abattoirs : que retenir du rapport de la mission parlementaire ?

 Les abattoirs expliquent que le marché commence à trouver un équilibre, quoiqu’encore fragile, à cause du manque d’offre. Mais les fériés des dernières semaines les ont aidés à s’adapter à la modestie des sorties. Après la Pentecôte, ce sera fini des semaines raccourcies pour un mois, mais il n’est pas exclu que certains outils continuent à tourner sur quatre jours. Sauf si les conditions assez sèches dans certaines régions persistent puis se traduisent par un regain de réformes. 

Lire aussi : Qu’est-ce qui pourrait faire baisser les prix des bovins en Europe ?

Une demande en viande qui devrait se tasser

Sur les prochaines semaines, la demande en viande bovine devrait se tasser. C’est souvent le cas à cette période de l’année car les collectivités ferment progressivement, et en cas de chaleur les ménages sortent le bœuf du menu. Sur les pièces et en boucherie, les prix ont augmenté au fur et à mesure de la hausse du vif, mais pour les élaborés, c’est maintenant que le consommateur va sentir le changement. Car après une première revalorisation minime en février lors des négociations commerciales, c’est fin mai que les industriels ont obtenus une nouvelle hausse, plus substantielle, dans le cadre Egalim. L’effet ne se fait sentir en rayon que depuis le début de la semaine. Du côté export, la période est aussi plus calme traditionnellement. 

Lire aussi : À 6,17 €/kg, le prix de la vache viande couvre désormais les coûts de revient

 

Les plus lus

Des camions brulés dans un incendie
Porc : incendie de la flotte de camions de l’abattoir Paris Terroirs à Houdan

Ce week-end de Pâques, Cooperl a perdu ses camions frigorifiques de l’abattoir de Houdan, dernier abattoir porcin d’ile de…

oeufs industrie
Œufs : L’UE importe plus, l’Ukraine et la Turquie en profitent

L’évolution des prix des œufs français, au  27 mars 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

quai de déchargement des porte conteneur
Viande bovine : record historique des importations européennes au mois de janvier

Jamais sur un mois de janvier, l’Union européenne n’avait importé autant de viande bovine qu’en 2026. Les envois étaient…

poule rousse dans un champ vu de prés
Prix des poules de réforme – Cotation réalisée le 27 mars 2026

La CPP (Cotation poule pondeuse) est publiée dans Les Marchés le lundi reflète les prix de la semaine précédente. La CPR (…

4 personnes devant un rayon oeuf
Œufs : « Metro fait ce qu’il faut faire quand on s’engage à sortir de la cage : travailler sur l’offre et avec ses clients »

Le grossiste Metro France a publié sa feuille de route pour sortir définitivement des œufs de poules en cage d’ici mars 2028,…

Drapeaux de l'UE et d'Australie ensemble
Accord UE-Australie : « La Commission a manifestement tenu ses engagements » sur la viande et le sucre selon Jean-Noël Barrot

Alors que les filières ovines et bovines françaises, ainsi que le sucre, s’inquiètent de l’accord commercial entre l’UE et l’…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio