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Première hausse de l'indice FAO des prix alimentaires en un an  

L’indice FAO des prix alimentaires a connu un léger rebond. Une première en un an. 

prix alimentaires marchés interation
Comment ont évolué les prix alimentaires mondiaux le mois dernier ?
© Markus Winckler

L'indice des prix alimentaires a pris 0,6 % en avril 2023 pour atteindre 127,2 points. Néanmoins, il est inférieur de 31,2 point (19,7 %) par rapport à avril 2022. Cette première hausse modérée un en an s’explique par une nette augmentation des indices des prix du sucre et de la viande.  

+ 17,6 % pour l’indice des prix du sucre 

L'indice des prix du sucre s’est fortement raffermi en un mois. Il a progressé de 22,4 points pour atteindre 149,4 points. C'est la troisième hausse consécutive pour cet indice. Le plus haut niveau depuis octobre 2011 a été franchi. Cette flambée s'explique par les craintes d’une baisse des disponibilités mondiales pour la campagne 2022-2023. La production d'importants exportateurs comme l'Inde et la Chine devrait chuter. Des reculs de production sont aussi attendus en Thaïlande et dans l'Union européenne. Même si les perspectives tablent sur une bonne production brésilienne, plusieurs inquiétudes demeurent. Les prix ont augmenté à cause des fortes précipitations qui ont retardé le démarrage de la récolte. La hausse des prix internationaux du pétrole brut ainsi que l’appréciation du réal brésilien face au dollar ont aussi conduit à une hausse des prix. 

Une hausse modérée pour l’indice des prix de la viande 

L'indice des prix de la viande a augmenté de 1,3 % soit 1,5 point pour s’établir à 114,5 point en avril. Sur un an, il a baissé de 6,1 %. La viande porcine affiche la hausse la plus importante sous l’effet d’une progression des importations des pays asiatiques et d’une offre toujours limitée. Un rebond des prix a aussi été constaté pour la viande de volaille, après neuf mois de baisse consécutifs. Même explication, les importations asiatiques se sont intensifiées alors que la grippe aviaire limite l'offre.Les prix de la viande bovine sont restés globalement stables. L'offre destinée à l’abattage est faible mais l'Océanie a relativement bien répondu à la demande en hausse de l’Asie et du Moyen-Orient.  

Des indices des prix toujours en baisse en céréales, huiles végétales et produits laitiers  

  • En revanche, la baisse se poursuit pour d’autres produits. En céréales, elle est de 1,7 % sur un mois et de 19,8% sur un an. L'indice des prix des céréales est donc à 136,1 points. Cette baisse a compensé la hausse des prix du riz à la même période, conséquence d’une hausse des importations asiatiques. En blé, les prix internationaux sont tombés à leur plus bas niveau depuis juillet 2021 avec l'abondance des disponibilités des exportateurs russes et australiens. Cet assouplissement des prix en blé résulte aussi de conditions de cultures favorables en Europe et de l’accord qui a permis aux céréales ukrainiennes de transiter par l’UE. En maïs, le repli de 3,2 % s’explique par la hausse saisonnière des disponibilités en Amérique du Sud.

 

  • L'indice des prix des huiles végétales a perdu 1,3 %. Il est baissier depuis cinq mois consécutif. Cette tendance résulte d’effets conjoints : stabilité des prix mondiaux de l’huile de palme et recul des cours des huiles de soja, de colza et de tournesol. Le rebond n’a été que de courte durée pour l'huile de palme. Les prix internationaux étaient stables en mars. En effet, “la pression à la baisse due à une demande l’importation atone chez les principaux pays importateurs a été contrebalancée par les effets haussiers de l’offre relativement limitée chez les principaux producteurs”. 

 

  • L'indice FAO des prix des produits laitiers a reculé de 1,7 % et s’est établi à 124,6 points. Il a chuté de 15,1 % par rapport à mars 2022. Pour le dixième mois consécutif, les prix internationaux des poudres de lait ont reculé. La demande mondiale est peu soutenue. La hausse des importations chinoises et les disponibilités en Nouvelle-Zélande ont contenu la baisse du lait entier en poudre. A l’inverse, la hausse de l’offre en Europe de l’Ouest a entraîné une baisse des prix en lait écrémé en poudre. L’indice des prix du fromage a aussi fléchi, les disponibilités à l'export sont importantes en Europe de l’Ouest. En beurre, l'indice est resté stable. La hausse de l’offre a permis de répondre à la demande à l’importation.  

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