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Pourquoi les produits traiteur se portent bien ?

Le contexte inflationniste semble favorable pour les produits traiteur frais. Le secteur affiche une croissance en volume de ses ventes, mais s’inquiète des hausses des prix de l’énergie.

Pascal Bredeloux, président des Entreprises du traiteur frais.
© ETF

« Les produits traiteur se portent plutôt pas mal », annonce Pascal Bredeloux, président des ETF, syndicat des entreprises du traiteur frais. Si les entreprises adhérentes au syndicat ont partagé leur inquiétude, notamment concernant les hausses des prix de l’énergie, celles-ci affichent des hausses des ventes en volume grâce à des produits présentant un rapport qualité-prix qui séduit le consommateur.

« Dans un contexte inflationniste, l’offre traiteur est compétitive au niveau du prix, faisant bouger les comportements d’achats », souligne Axelle Roch, présidente du groupe GMS des ETF. Toutes les marques de l’offre traiteur (nationales, MDD, premiers prix) participent à la croissance des ventes de +1,5 % en volume depuis début janvier, comparé à la même période de 2021.

Sur le même laps de temps, les PGC affichent une décroissance de -1,3 % en volume. La bonne tenue des ventes n’est ainsi pas uniquement liée à la hausse des prix des références provoquée par l’inflation.

Menace de la hausse des prix de l’énergie

Les entreprises nourrissent néanmoins de grandes inquiétudes, avec des hausses de l’énergie atteignant +700 % pour l’électricité et +230 % pour le gaz. « Un tiers de nos adhérents vont voir la fin de leur couverture énergétique en décembre. Les entreprises sont dans une gestion d’urgence permanente, avec adaptation, réadaptation et anticipation si c’est possible, même si ce n’est pas facile », indique Pascal Bredeloux. Le syndicat a sollicité le gouvernement pour protéger ses adhérents des hausses des prix de l’énergie.

« Une gestion d’urgence permanente », Pascal Bredeloux, président des ETF

Les sociétés demandent à la grande distribution une revalorisation de leurs produits, indispensable pour continuer à investir et combattre la flambée des coûts de production. « De plus en plus de sociétés n’ont plus de marges. Pour continuer à innover, il faut choisir les bonnes innovations et mieux les sélectionner. Il ne faut en aucun cas arrêter d’innover », appelle-t-il. Aujourd’hui, les renégociations des prix sont inabouties pour un tiers des entreprises. « En moyenne, les hausses sont obtenues à hauteur de 50 à 75 % de ce que les adhérents ont demandé », précise Pascal Bredeloux.

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