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Poulet : moins d’offres, moins de demande

© Gutner archives

Volaille : La consommation française de viande et préparations de poulet peine à se ressaisir. En cumul annuel mobile au 22 janvier par rapport à la même période un an plus tôt, selon FranceAgriMer-Kantar Worldpanel, les achats des ménages ont chuté de 1,5 %, dont -7,5 % pour le poulet PAC. Les découpes crues natures s’en sortent mieux (+2,1 %), grâce au dynamisme des ventes d’escalopes (+3,2 %) qui compense aisément le tassement des achats de cuisse (-0,7 %). À noter l’intérêt des Français pour le poulet cuit, rôti ou fumé (+2,6 %).

À cela s’ajoutent des exportations en berne (-9,9 % en 2016 par rapport à 2015, selon Agreste), ce qui freine l’activité de la filière. En janvier, 64,941 millions de poulets ont été abattus, soit 1,6 % de moins qu’en décembre et 5,4 % de moins qu’en 2016. La hausse de 2,3 % du poids moyen à l’abattage tempère la baisse de la production de viande ; -3,3 % à 89 306 tonnes. Une tendance qui devrait se poursuivre. Faute d’éclaircie à l’horizon, les éleveurs limitent leur activité. Les mises en place de poussins de chair ont reculé de 1,6 % entre 2015 et 2016. En décembre, elles s’affichaient en baisse de 5,1 % sur un an.

Œufs : Calme chez les uns, la demande française en œufs calibrés était jugée hier régulière voire plus tonique chez les autres. Tout dépendait de l’acheteur considéré, de ses débouchés et de son niveau d’approvisionnement avant le week-end. Dans l’ensemble, la consommation hexagonale est restée à des niveaux jugés satisfaisants pour la saison voire a repris quelques couleurs avec le début de mois. Les disponibilités en élevage, peu évolutives, ont couvert plus ou moins aisément ces besoins, permettant aux vendeurs de reconduire leurs tarifs et de ne pas exclure de les redresser à court terme si la fluidité des échanges vient à s’affirmer.

Prix fermes également chez nos voisins européens, du Nord comme du Sud. En Espagne, entre un marché intérieur régulier et des ventes export dynamiques, les échanges sont fluides. En Allemagne, c’est la fin du Carnaval, le début du mois et les préparatifs pour Pâques qui soutiennent la demande.

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