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Porc : vers de nouvelles baisses de prix

Les filières porcines européennes semblent s’être engagées dans une course au bas prix. En cause, une demande qui montre des signes de faiblesse. Alors qu’elles étaient le principal facteur de soutien des prix l’an dernier, les exportations de l’UE vers les pays tiers déclinent. Selon Bruxelles, plus de 2,17 Mt de viande ont été exportées de janvier à juillet, soit 11,2 % de moins qu’en 2016, du fait de la chute de 32,3 % des envois à la Chine. Non seulement le géant asiatique achète moins, mais il s’est recentré sur des morceaux moins onéreux et n’hésite pas à attiser la concurrence entre fournisseurs internationaux. Si l’Europe limite les dégâts en développant ses ventes vers le reste de l’Asie, les États-Unis et quelques pays d’Afrique, la baisse des volumes reste notable et alourdit un marché communautaire sur le déclin.

Rebond de l’offre et prix sous pression

De nouvelles baisses de prix sont à prévoir, le commerce s’annonçant délicat d’ici à la fin de l’année. La bonne tenue des cours des porcs ces derniers mois et un coût de l’aliment mesuré pourraient se traduire par une hausse des abattages fin 2017, et ce, d’autant que l’offre de porcelets s’est étoffée cet été. Or, un réveil de la demande communautaire semble peu probable. Compte tenu du désintérêt des Européens pour la viande de porc, les filières vont devoir retrouver le chemin de l’export. Mais cela ne pourra se faire qu’en plaçant les prix européens sous ceux des principaux concurrents, États-Unis en tête. Des efforts à fournir d’autant plus grands que la parité euro/dollar ne cesse de se dégrader.

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