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Porc : toujours plus proche des records de 2017

© Inra

Porc : Le marché européen continue de s’emballer, en particulier dans le Nord. Après la hausse de 10 centimes mercredi en Allemagne, la Belgique a augmenté ses tarifs de 9 centimes. Au Danemark, le prix d’acompte pour cette semaine a gagné près de 9,4 centimes. Ces augmentations rapprochent les prix de leur niveau record de 2017. Au Sud, les progressions sont moins exponentielles mais néanmoins fortes. En Espagne, notamment, le cours moyen a repris 5,6 centimes. Il faut dire que depuis début février, l’augmentation des cours dans la péninsule Ibérique est plus franche et plus régulière qu’ailleurs en Europe, et les pays du Nord rattrapent tout juste leur retard. Finalement, en trois mois, la hausse atteint 29 centimes (+27,9 %) dans la péninsule Ibérique et 34 centimes outre-Rhin (+25 %).

En cause toujours, un marché mondial bien plus dynamique, avec une demande chinoise qui ne cesse de s’affirmer, encourageant les pays voisins à ne pas tarder à s’approvisionner. En Chine, peste porcine africaine et baisse de la production sont synonymes de flambée des prix intérieurs ; +18,8 % entre la fin février et la fin mars.

Porcelet : La hausse des cours des porcelets européens ne se dément pas. Et ce n’est pas la flambée des cours du porc qui va changer la donne. Au contraire, les sorties d’atelier s’accélèrent et les perspectives à moyen terme sont plutôt à des prix du porc élevés, ce qui encourage les engraisseurs à se couvrir malgré des niveaux tarifaires élevés, proches des niveaux records de 2017. À cela s’ajoute une offre stable à baissière selon l’état membre considéré, d’où un regain de concurrence à l’achat et des velléités de hausse des vendeurs.

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