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Porc : stabilité des cours en Europe, nouveau virage dans la guerre commerciale États-Unis / Chine

Le cours du porc se maintient en France, en Allemagne et en Espagne. En revanche, les abattoirs espagnols paient le prix fort de la panne nationale d’électricité. De leur côté, la Chine et les États-Unis cherchent à négocier pour temporiser les effets de la guerre commerciale. 

Les porcs
Les prix chutent en Europe cette semaine
© D. Poilvet

Cette semaine est marquée par un jour d’abattage en moins en Europe en raison du férié du 1er mai. Les principales places de marché ont affiché des cotations stables dans ce contexte. C’est le cas de la France, où le prix est reconduit pour la quatrième semaine consécutive. Sur la zone Uniporc, les poids sont en hausse. Les reports d'abattage ont fortement influé sur les poids, qui sont montés de 350 grammes comparé à la semaine dernière et de 640 grammes comparé à la même période l’année dernière. 

Maintien du cours en Allemagne

En Allemagne ce férié a ralenti le marché et stabilisé la cotation. Dans le sud du pays, la disponibilité en porc est toujours limitée, tandis que la demande reste élevée. Les ventes de découpes pour les grillades sont en hausse, avec un intérêt porté sur les côtes de porc, la longe et l’épaule. Beaucoup plus de volumes de saucisses sont également produits en ce moment. 

Lire aussi : Le prix du porc gagne cinq centimes en Allemagne 

Des abattoirs espagnols en perte sèche

En Espagne, le prix stagne aussi depuis un mois. Une panne nationale d’électricité a eu lieu ce 28 avril, entrainant une perte d’une journée d’activité pour de nombreux abattoirs et de nombreuses pertes de carcasses. Mais cette panne a eu un impact limité sur le marché. 

Lire aussi : Agroalimentaire : quel impact de la coupure d’électricité en Espagne ?  

Les États-Unis veulent négocier avec la Chine

La Chine a annoncé ce vendredi 2 mai qu'elle évaluait une proposition de négociations émanant des États-Unis au sujet des droits de douane. « Les États-Unis ont récemment affirmé qu'ils aimeraient discuter avec la Chine », a indiqué le ministère du Commerce à Pékin. 

Cette ouverture intervient alors que les tensions restent vives entre les deux pays. La semaine dernière, la Chine a annulé l’importation de 12 000 tonnes de porc qu'elle avait déjà achetées aux États-Unis. Un geste fort dans le bras de fer commercial qui les oppose. Aujourd’hui les droits de douanes chinois atteignent le taux de 125 % pour les envois américains, ce qui freine les exportations. 

L’offre de porc aux États-Unis reste équivalente, voire inférieure à celle de l’an dernier. Le durcissement tarifaire imposé par Pékin commence à peser sur la croissance du marché porcin américain.

Lire aussi : Quels produits agricoles américains sont visés par la réplique chinoise aux taxes Trump ? 

 

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