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Porc : pourquoi la Chine réduit son cheptel 

Le gouvernement chinois a décidé de réduire son cheptel porcin, afin de mieux équilibre l’offre et la demande sur son marché intérieur. 

graphisme porc chine joyeux
La Chine est de moins en moins demandeuse de viande porcine
© Virginie Pinson

Trois ans après la fin de la peste porcine africaine (2018-2021), la Chine reste hésitante sur la stratégie à adopter. Dans un premier temps, l’Empire du Milieu a décidé d’augmenter sa production et de réduire sa dépendance à l’international. Au départ de la France par exemple, en viande, les importations ont affiché un retrait important en passant de 152 780 en 2021 à 60 817 en 2023.   

Une offre en porc supérieure à la demande   

Cependant l’offre chinoise s’est montrée nettement supérieure à la demande. L'assouplissement des mesures sanitaires afin de lutter contre la pandémie de la covid-19 n’a pas permis un rebond de la consommation. En effet, la santé économique de la Chine pose question et dans le même temps, la démographie recule.   

Hausse de la demande uniquement lors du Nouvel an chinois   

Pékin a alors pris la décision de constituer des stocks de viande pour réguler le marché. Les moments de fêtes ont permis aux différents opérateurs de souffler légèrement, c’était le cas lors des préparatifs du dernier Nouvel an chinois. Mais depuis la tendance à la baisse est revenue et la cotation du porc chinois stagne à un niveau bas, 1,83€/kg à la fin du mois de février.  

Une nouvelle réglementation pour réguler le marché du porc chinois  

Dans le but de réguler son marché, le gouvernement chinois a publié de nouvelles règlementations visant à contrôler la capacité de production de porcs. Par exemple, la rétention des truies reproductrices sera ajustée de manière dynamique en fonction de l’évolution de la consommation de viande de porc et de l’efficacité de la production a indiqué le ministère de l’agriculture, peut-on lire sur The Pig Site. “Des mesures réglementaires seront déclenchées lorsque le nombre de truies reproductrices augmentera ou diminuera de manière excessive afin de garantir un approvisionnement stable en porcs”, complète le ministère. Il veut faire passer l’objectif national de rétention normale des truies reproductrices de 41 à 39 millions de têtes. “Selon un analyste chinois, si cet objectif était atteint, cela réduirait la taille du cheptel porcin d’au moins 22 millions de porcs”, ajoute le marché du porc breton.   

La surcapacité en porc devrait perdurer le marché du porc chinois   

Toutefois, d’après les prévisions de Fitch, une agence de notation, la surcapacité devrait persister au deuxième trimestres 2024 en raison “d’une réticence à réduire les effectifs qui pourrait en partie découler d’un désir de maintenir leur position de leader sur le marché [des éleveurs] et de récupérer les investissements antérieurs”.   

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