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Céréales
Petite hausse en céréales à paille, retrait en maïs

Malgré les récentes pluies sur les parcelles françaises de céréales à paille, les craintes restent très présentes après une longue période de déficit hydrique. Les cours progressent légèrement en physique, mais l’activité reste limitée.

Evolution des cours des principales céréales

Période du 2 au 9 juin. En légère progression sur les marchés physiques français, les cours des céréales à paille, blé tendre et orge fourragère en particulier ont progressé sur fond d’inquiétudes pour les cultures hexagonales et pour partie européenne, confrontées à une longue période de déficit hydrique. Des pluies sont intervenues dans une grande partie des zones de production du pays, mais l’impact de celles-ci sur les parcelles reste à mesurer. Dans son dernier bulletin d’observation des cultures Céré’Obs, FranceAgriMer a maintenu ses notes inchangées concernant les conditions respectives bonnes à très bonnes des cultures de blé et d’orge d’hiver, à seulement 56 % et 52 %, contre 80 % et 74 % l’an dernier à même époque. Le conseil spécialisé céréales de l’organisme public qui devait tenir sa conférence mensuelle le 10 juin devait apporter certainement quelques premiers éléments d’observation à ce sujet. Les opérateurs devaient se montrer également très attentifs aux chiffres du bilan de fin de campagne. Un autre rapport est très attendu par les opérateurs du commerce des grains le 11 juin avec la parution du rapport mensuel de l’USDA sur l’offre et la demande qui apportera lui aussi son lot d’informations notamment les estimations de production de blé en Russie et dans la zone UE. Le Cocéral a publié ses estimations le 8 juin.

En blé, la production de l’UE (Grande-Bretagne incluse) est corrigée à la baisse à 129,7 Mt (135,4 Mt le mois dernier, 146,8 Mt l’an passé). En orge, la moisson est en revanche rehaussée à 63,4 Mt (61,5 Mt le mois dernier). Enfin, la récolte de maïs pourrait s’élever à 66,8 Mt (65,5 Mt le mois dernier).

L’activité reste limitée par l’incertitude régnant sur le niveau de la demande intérieure à venir. En meunerie, les échanges sont limités dans ce contexte aggravé par l’incertitude concernant le profil des blés 2020. La nutrition animale procède à quelques achats et, l’écart de prix entre le blé et le maïs se réduisant, réintègre le premier dans les formules. Sur le marché mondial, la demande est en retrait. En orge, l’activité est très limitée avec la retombée de l’intérêt chinois pour les volumes hexagonaux.

Maïs plombé par une production attendue au plus haut

Le marché physique français du maïs affiche un retrait sur la semaine compte tenu de l’importance attendue de la prochaine récolte à l’échelle mondiale (emblavements importants aux États-Unis et attente d’une production record en Ukraine). On notera toutefois la reprise des cours du pétrole qui a dopé ceux du contrat Maïs.

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