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Ovosexage : qui est In Ovo, à qui l’Europe prête 40 millions d’euros ?

La Banque européenne d’investissement prête 40 millions d’euros au néerlandais In Ovo, qui a développé une technique de sexage, dans l’œuf, au neuvième jour.

Wouter Bruins, fondateur d’In Ovo et Kris Peeters, vice-président de la BEI
Wouter Bruins, fondateur d’In Ovo et Kris Peeters, vice-président de la BEI
© In Ovo

In Ovo, entreprise néerlandaises spécialisée dans l’ovosexage pour la filière œuf a signé un accord de prêt de 40 millions d’euros avec la Banque européenne d’investissement (BPI). Cette somme est destinée à accélérer le développement industriel de la machine Ella® d’In Ovo, qui est entrée en production en 2020 après une décennie de recherche. La machine peut déterminer le sexe au neuvième jour d’incubation, grâce à un micro-prélèvement de l’allantoïde analysé au spectroscope de masse. Tout est automatisé. Cette technique peut être utilisée sur les poules de souche rousse ou blanche, contrairement à la technologie utilisée actuellement en France (par imagerie), qui n’est efficace que sur les rousses. 

Lire aussi : Combien coûte réellement l'ovosexage ?

Des besoins de R&D pour se confirmer à la législation allemande sur l'ovosexage 

C’est notamment sur cette technologie que l’Allemagne compte s’appuyer dans les prochaines années, une fois qu’elle sera efficace encore plus tôt dans l’incubation. Notre voisin a aussi banni le broyage des poussins mâles, et choisit, dans un premier temps, de les élever, ce qui s’avère un échec commercial. Selon les opérateurs interrogés par Les Marchés, les couvoirs allemands étaient réticents à investir dans la technologie par imagerie qui s’appuie sur des œufs au treizième jours d’incubation, car la législation allemande prévoit qu’à partir de 2024, l’ovosexage doit avoir lieu au plus tard au sixième jour, ce qui n’est pas possible techniquement ce jour. 

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