Aller au contenu principal

Origin’Info : quels ingrédients prendre en compte sur le logo ?

La démarche Origin’Info, volontaire, consiste à indiquer l’origine des matières premières des trois ingrédients primaires d’un produit transformé.  

 produits laitiers vendus au rayon crémerie
Origin'Info précise sa charge graphique.
© Gutner Archives

« La démarche Origin’Info est une démarche volontaire d’information de consommateurs, sous un format harmonisé, sur l’origine des matières premières agricoles et issues de la pêche et de l’aquaculture des ingrédients des denrées alimentaires transformés », explique Laurent Beteille conseiller consommation auprès d’Olivia Grégoire lors d’un webinaire dédié au sujet ce mardi 25 juin. En raison du droit de réserve pendant la période électorale, le conseiller n’aborde que le plan technique de la démarche.  

Lire aussi : Origin’Info : quel logo, qui s’engage, quelles limites ? 

Informer le consommateur sur l’origine des produits alimentaires 

Dans la mesure où l’industriel s’engage dans cette démarche, il a pour obligation de respecter la charte graphique. « Si la denrée contient, un, deux ou trois ingrédients primaires, les matières premières agricoles de ces ingrédients doivent être affichées dans un ordre pondéral décroissant », mentionne Laurent Beteille. Est définit comme ingrédient primaire « celui présent à plus de 50 % dans la denrée, celui commun à une catégorie générique de denrées alimentaires (comme le lait pour les yaourts), celui mentionné dans la dénomination de la denrée ».

Dans quel cas peut-on utiliser origine UE ? 

En cas de multi-approvisionnement, Laurent Beteille prend l’exemple de la sauce tomate. Si les tomates viennent de différents pays « l’industriel doit indiquer les différents pays en les séparant de la mention “ou”. Le “ou” fait office de “et”. Il s’agit d’un ou inclusif. Ce n’est pas la solution parfaite », reconnaît le conseil consommation auprès d’Olivia Grégoire.  

Les origines supranationales (UE, non-EU, Asie etc.) ne peuvent être utilisées uniquement que si le nombre de mentions d’origine pour une même matière première agricole est supérieure à trois.  

Où apposer le logo Origin’Info 

Le Collectif en Vérité, présidé par David Garbous, recommande l’utilisation de l'option 3, ci-dessous, à apposer en face avant du pack. « Il s’agit d’une stratégie gagnant-gagnant », indique le président. 

 « Il s’agit d’une stratégie gagnant-gagnant »

Redonner confiance aux consommateurs, soutenir les agriculteurs, valoriser économiquement les bonnes pratiques, favoriser la souveraineté alimentaire sont les aspects exposés par David Garbous du Collectif qui ajoute « c’est aussi bien pour le business des industriels ».  

 

Source : Ministère de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique

Lire aussi : 3 logos sur les produits alimentaires, «En vérité» y travaille 

Il est aussi possible pour l’industriel adhérent à la démarche d’informer sur l’origine via un QR-code, qu’il soit déjà présent sur ses packagings ou un nouveau. 

Des consommateurs réceptifs  

D'après une enquête menée par le Collectif en Vérité, 86 % des Français disent accorder de l’importance à l’origine d’un produit. Un prochain chantier d’étude, début septembre, devrait porter sur les résultats de « l’affichage intégral, soit le NutriScore, Origin’Info et l’impact environnemental et ses conséquences sur les consommateurs ».  

Les plus lus

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio