Aller au contenu principal

Offre réduite au premier trimestre

© François d'Alteroche / Réussir

Les abattages de gros bovins ont reculé au premier trimestre. La baisse globale de l’offre a donné un peu d’air au marché, même si la demande reste modérée.

La hausse saisonnière des cours des vaches laitières se poursuit. Les vaches P au stade entrée abattoir sont ainsi passées de 2,60 €/kg en début d’année à 2,81 €/kg mi-mars, c’est 2,6 % de plus qu’un an plus tôt. Si les abattoirs cherchent à ralentir cette progression, dans un contexte de demande peu évolutive, le net manque de disponibilités entraîne les prix vers le haut. Alors que les réformes ont été importantes l’an dernier dans le contexte de crise du lait, les éleveurs gardent dorénavant davantage leurs animaux. En février, les abattages de vaches laitières ont reculé de 7 % par rapport à l’an dernier, selon les données Normabev. De leur côté, les cours des jeunes bovins laitiers ont bénéficié de ce manque de disponibilités en vaches laitières, d’autant plus que les effectifs sont limités. Ils remontent depuis le début de l’année, tout en restant encore en retrait par rapport à 2016.

Vers une hausse de l’offre allaitante

À 3,78 €/kg en moyenne au premier trimestre, le prix des vaches de race à viande entrée abattoir s’est montré sensiblement égal à celui de l’an dernier (-0,41 %). Depuis février, le prix entrée abattoir est supérieur à celui de 2016. En revanche, le cheptel se stabilise, ce qui, selon l’Idele, « laisse anticiper de nombreuses réformes en 2017, d’autant plus que les effectifs de femelles de races à viande de 2 à 3 ans se sont étoffés au 1er février, +3,5 % par rapport à 2015 ». Les prix des jeunes bovins allaitants ont de leur côté réussi à dépasser leur niveau de 2016 depuis un mois. Le récent repli des cours en Italie pourrait néanmoins peser sur la tendance.

Les plus lus

usine
Canicule : « on constate des mortalités de +1000 % sur la volaille, +200 % en porc, +45 % en bovins » en Normandie et Pays-de-la-Loire

La vague de chaleur qui frappe la France a des conséquences sévères sur la mortalité en élevage, notamment en volaille. Gilles…

camion bétailler au port
Bovins vivants : « explosion des exportations de l’Amérique du Sud vers la Méditerranée »

Les échanges mondiaux de bovins vivants sont dynamiques, mais se sont nettement reconfigurés ces dernières années. Ce aux…

Œufs : la forte mortalité en poules pondeuses inquiète les opérateurs

L’évolution des prix des œufs français, au 25 juin 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la…

viande en usine
Viande bovine : les marges brutes de l’abattage découpe ont fondu en 2025

Les données de l’Observatoire des prix et des marges indiquent un niveau de marge brute historiquement bas pour l’abattage-…

poules dehors en élevage
Canicule : 500 à 700 000 poules pondeuses perdues, des conséquences à moyen terme en œufs 

Les premières estimations du CNPO sont à une perte de 1 à 1,5 % du cheptel. Tous les modes d’élevage ont été touchés. Les…

moutons sur une passerelle de navire
14 millions d’ovins exportés dans le monde : d’où viennent-ils, où arrivent-ils ?

Les exportations d’ovins vivants sont toutes dirigées vers des pays de l’Afrique du Nord, du Proche et du Moyen Orient. Le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio