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Tous les codes sont concernés
Œufs : le marché s’embourbe

Marché de l'œuf au 25 juin 2021.

© L.-A.L.

Le marché français de l’œuf tout-venant se complique de jour en jour. Les offres en code 0 et 1 sont bien trop larges, les volumes hors contrats ne trouvent pas preneurs, les centres n’étant pas aux achats faute de débouchés. Les œufs sont déclassés ce qui entraîne une pression sur le marché des codes 2 et 3. Les prix baissent dans toutes les catégories, à tel point que les réformes anticipées s’enchainent, notamment en bio. 

Le marché du calibré n’est pas épargné par la morosité ambiante. Certes, les grossistes sont plutôt aux achats, notamment dans les zones côtières, mais l’offre reste tout de même trop large et les cours continuent de reculer. 

La France n’est pas le seul pays à afficher un marché intérieur très calme. C’est notamment aussi le cas en Allemagne, ou une consommation calme se conjugue à une offre présente pour éroder un peu les prix. En Espagne, les disponibilités du moment seraient plus larges que les besoins aux dires des opérateurs. En semaine 24, les œufs s’échangeaient en moyenne à 126,45 €/100 kg dans l’Union à 27, c’était 0,1 % de moins qu’en semaine 23 et 2,6 % de moins qu’un an plus tôt, selon la Commission. Les tarifs restent pour l’heure nettement au-dessus de leur moyenne quinquennale, mais les coûts de production, bien plus élevés, entraînent des réformes anticipées dans de nombreux pays. Sur le marché mondial, toutes les références sont à la baisse et l’UE s’affiche très au-dessus des prix américains (97,92 €/100 kg) et indiens (93,02 €/100 kg). 

  

Rappel : Sur le site Les Marchés, tous les articles parlant du marché de l’œuf, des entreprises du secteur, de l’actualité réglementaire, des tendances de consommation et de la filière sont disponibles à cette adresse : https://www.reussir.fr/lesmarches/oeufs  

 

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