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Réglementation
Œufs : l’arrêt du broyage des poussins met la filière allemande en difficulté

Comme la France, l'Allemagne a fait le choix d'interdire le broyage des poussins mâles, mas plus tôt. A l'arrivée, des conséquences économiques lourdes sur la filière oeuf outre-Rhin.

Des poussins mâles seront réservés à l'alimentation d'animaux carnivores des zoos ou autres élevages.
© Réussir

En Allemagne, pour s’adapter à l’interdiction du broyage des poussins mâles, les opérateurs ont opté pour l’engraissement des mâles. En effet, ils n'ont pas voulu investir lourdement dans l'ovosexage, puisque les conditions l'autorisant seront rapidement plus sévères et les technologies plus couteuses, pour éliminer les oeufs encore plus tôt.

Le consommateur peu disposé à payer

Mais ces mâles sont moins compétitifs que les poulets issus de souches de chair donc l’engraissement à un coût plus important et le consommateur n’est pas très enclin à les choisir en rayon, surtout en cette période inflationniste. De plus comme les jeunes sont élevés ensemble les premières semaines, il y a moins de place pour les poulettes ce qui conduit à un renchérissement des poulettes de ponte. Selon des données rapportées par l’Itavi, les mises en place de poulettes de ponte devraient reculer de 25 ,1 % en 2022. « Mais tout laisse à penser que l’Allemagne va importer des poussins pour compenser cette hausse des coûts et ne voir sa production chuter trop », précise Simon Fourdin, directeur du pôle économie de l’Itavi, lors d’un webinaire organisé par l’institut. Car la plupart des pays européens n'ont pas légiféré sur le sujet.

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