Aller au contenu principal

Céréales
Nouvelle vague de fermeté des cours

Le mauvais climat pour le maïs et la demande en blé continuent de doper les cours des céréales. Les exportations de blé de l’Union européenne sont néanmoins en baisse.

Evolution des cours des principales céréales

Période du 1er au 8 juin. Toujours porté par une très bonne demande sur l’intercampagne en France et soutenu par de mauvaises conditions climatiques, le marché physique du maïs affiche des cours en progression sur la semaine. Il est maintenant intégré par les opérateurs que la production brésilienne sera en net retrait, et que c’est sur les épaules des producteurs états-uniens que reposent les attentes pour rétablir un équilibre entre l’offre et la demande pour la campagne 2021-2022. En France, les craintes sont moindres concernant les conditions de culture pour le moment, mais les besoins à combler au niveau de l’industrie française, et plus largement européenne, sont très importants sur les mois d’été et l’offre fait toujours défaut.

Du côté des céréales à paille, les conditions de culture sont pour le moment plutôt satisfaisantes, en blé tendre comme en orge, mais la demande internationale, notamment le dernier appel d’offres algérien, a permis aux cours d’observer une hausse sur la semaine. L’Algérie recherche effectivement des volumes d’origine optionnelle à charger au mois d’août prochain, sachant que des volumes français et allemands pourraient y répondre. Les besoins de ce client traditionnel de la France devraient être importants pour la campagne 2021-2022 compte tenu d’une récolte nationale attendue en net retrait (-30 à 40 %, selon certaines sources).

Concernant les fondamentaux, on notera qu’Abares a corrigé à la hausse sa prévision de production de blé en Australie à 27,8 millions de tonnes (Mt), contre 25 Mt attendues précédemment. En orge, la récolte est aussi rehaussée à 10,4 Mt, contre 8,8 Mt. En France, d’après le ministère de l’Agriculture, pour la campagne 2021-2022, les surfaces de blé tendre progresseraient à 4,902 millions d’hectares (Mha) (+15 % par rapport à 2020), alors que celles d’orge reculeraient à 1,81 Mha (-8,3 % par rapport à 2020). Enfin, les surfaces de maïs sont projetées en baisse de 11,5 % par rapport à 2020, à 1,504 Mha.

Dans les champs hexagonaux, selon le bulletin Céré’Obs de FranceAgriMer, au 31 mai, 80 % des surfaces de blé tendre sont jugées « bonnes à très bonnes », 76 % en orge d’hiver, 84 % en orge de printemps et, enfin, 91 % en maïs.

Export de blé en berne, moindre import de maïs

Les exportations de blé tendre de l’Union européenne s’élèvent à 24,71 Mt au 6 juin, contre 33,27 Mt l’an passé à la même date. Les exportations d’orges s’affichent à un niveau proche de celui de l’année dernière avec 7,02 Mt vendues. Les importations de maïs sont nettement inférieures à celles de l’an passé, à 13,56 Mt, contre 18,89 Mt en 2020, même date.

Les plus lus

poules pondeuses en élevage au sol
Prix des poules pondeuses – Cotation réalisée le 14 août 2025

La CPP (Cotation poule pondeuse) est publiée dans Les Marchés le lundi reflète les prix de la semaine précédente. La CPR (…

poule rousse dans un champ vu de prés
Prix des poules pondeuses – Cotation réalisée le 08 août 2025

La CPP (Cotation poule pondeuse) est publiée dans Les Marchés le lundi reflète les prix de la semaine précédente. La CPR (…

Chargement d'un camion de pomme de terre. Acheminement sur un tapis.
Pourquoi les prix des pommes de terre industrie ont-ils tant plongé cet été ?

Les volumes de pomme de terre primeurs pour l’industrie qui ne sont pas contractualisés ne trouvent actuellement pas preneurs…

une silhouette de vache laitière dans laquelle on voit le drapeau allemand
L’Allemagne a perdu 90 000 vaches laitières en un an

Le nombre de vaches laitières continue de reculer en Allemagne, quoique à un rythme un peu ralenti.

viande dans un carton
Viande bovine : pourquoi notre déficit commercial s’est réduit de 10 000 t au premier semestre 2025

Les exportations françaises de viande bovine progressent au premier semestre, malgré le manque de disponibilité et les prix…

brebis en bergerie
« En trois ans, on a perdu 617 000 agneaux ! » : comment la filière ovine veut enrayer la baisse de production

Les abattages d’agneaux reculent depuis 4 ans, mais la filière croit au potentiel et pousse à travailler au cœur de chaque…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio