Aller au contenu principal

témoignage
« Agri-Éthique a su faire évoluer son modèle », selon Ludovic Brindejonc, directeur général

Ludovic Brindejonc, directeur général  et fondateur d'Agri-Éthique depuis dix ans.
Ludovic Brindejonc, directeur général et fondateur d'Agri-Éthique depuis dix ans.
© Agri-Éthique

« Le label Agri-Éthique fêtera ses dix ans en 2023. Si le nombre de produits labellisés ne cesse de grandir, avec aujourd’hui 518 références, nous estimons être à un tournant de notre démarche. Durant l’année écoulée, nous avons joué plus qu’un rôle de label, mais surtout un rôle d’accompagnateur et de médiateur entre les producteurs et les acheteurs pour qu’ils se parlent et s’entendent dans ce contexte inflationniste qui tendait les relations. Nous construisons nos prix sur les coûts de production de façon indépendante des prix de marché. Or, avec la flambée, il a fallu revoir notre méthodologie pour coller à la réalité du terrain. Cela été chronophage, on a fait 120 réunions en cinq mois afin de recréer du lien entre les acteurs ! L’inflation a chahuté l’activité du label, mais on souffle enfin depuis trois mois. Nous avons gagné énormément d’expérience.

L’un de nos axes de travail actuel est d’emmener nos partenaires vers une culture de l’impact environnemental avec des bonnes pratiques à atteindre. Nous avons passé un partenariat avec une société qui nous permettra de fournir aux producteurs un outil de diagnostic d’impact carbone. Il s’agit là d’une évaluation autonome de leur exploitation et d’identifier les leviers à soulever pour s’améliorer. L’outil n’oublie évidemment jamais la rentabilité économique de l’exploitation. Le but est de ne pas apporter un cahier des charges additionnel plus ou moins déconnecté du territoire, mais donner l’opportunité aux producteurs de s’engager dans la transition écologique avec des plans adaptés à leur exploitation. L’agriculteur doit être force de proposition dans le cadre d’une logique ascendante et non pas attendre un nouveau cahier des charges dans une logique descendante. »

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio