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Négociations commerciales : un comité de suivi très tendu

Les négociations commerciales patinent et s'effectuent sous une forte tension, ont relevé les parties prenantes lors du comité de suivi ministériel.

signature d'un contrat, zoom sur les mains
Distributeurs et industriels de l'agroalimentaire vont négocier jusqu'au 1er mars 2025
© Généré par l'IA

Par Agra

«Retard inhabituel», «niveau de tension extrême», «moral au plus bas»: le comité de suivi des négociations commerciales qui s'est tenu le 18 février sous l'égide des ministres de l'Agriculture et du Commerce a été «aussi tendu que le sont les négociations», affirme Dominique Chargé, président de La Coopération agricole. 

 une grande distribution qui demande des baisses de prix «insoutenables»

L'Ania (agroalimentaire) a fait part d'un retard inhabituel dans la signature d'accords commerciaux et s'est félicitée que la ministre de l'Agriculture Annie Genevard ait «tapé du poing sur la table» face à une grande distribution qui demande des baisses de prix «insoutenables» aux fabricants agroalimentaires. 

Lire aussi : Egalim 4 : 5 propositions du rapport déposé le 11 février

80 % des contrats de PME sont signés à date

Layla Rahhou, déléguée générale de la FCD (distributeurs), pointe, elle, «la responsabilité de l'Etat dans la dégradation des relations pendant les négociations commerciales». «Les négociations cette année semblent plus tendues», a reconnu le ministère du Commerce à l'issue du comité. Selon l'administration, 80% des contrats de PME seraient signés à date, contre moins de 50% pour les contrats de grandes entreprises.

La FNSEA demande des contrôles 

Le premier syndicat agricole, la FNSEA, dénonce par communiqué l'utilisation des centrales d'achat européennes et "la course effrénée aux prix toujours plus bas sans respect des maillons de la chaîne alimentaire". Elle demande sanctions et contrôles de la part de l’État. Gilles Rouvière le directeur général de l'Alliance 7 défend sur LinkedIn la même position, pointant du doigts les hausses des prix du beurre, des oeufs, du café, du cacao et des oranges, produits utilisés par les membres de son syndicat. A cela Layla Rahou de la FCD répond en accusant "les grands industriels" de "faire le choix de l'opacité". La tension n'est pas seulement dans les boxes de négo, mais aussi sur les réseaux sociaux.


 

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