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Négociations commerciales : la matière première agricole n’a pas toujours été sanctuarisée

Le bilan des négociations commerciales avec la grande distribution est amer, pour les PME et ETI de l’agroalimentaire, qui se désolent de ne même pas pu avoir fait passer les hausses liées à la matière première agricole, contrairement au cadre Egalim. 

Jérôme Foucault, président de Pact'Alim
Jérôme Foucault, président de Pact'Alim : " Il est maintenant temps d’aller au-delà du constat et de changer en profondeur la manière dont se passent les négociations "
© Pact'Alim

Un quart des entreprises adhérentes de Pact’Alim (syndicat des PME & ETI françaises de l’alimentation, ex-Adepale) n’ont pas conclu l’ensemble de leurs accords avec la grande distribution avant la date butoir du 1er mars, informe le syndicat par communiqué. 

Lire aussi : Négociations commerciales : « les PME et ETI n’arrivent pas à vendre au juste prix »

Pas de prise en compte des hausses de coûts de production

Les entreprises adhérentes à Pact’Alim demandaient, en moyenne, des hausses de 3 %. Mais près de la moitié d’entre elles se sont vues imposer une baisse de leurs tarifs et « celles qui parviennent à obtenir des hausses ne couvrent pas l'augmentation de leurs coûts de production ». La fédération demande qu’un nouveau comité de suivi des négociations commerciales puisse se tenir rapidement

MPA, MPI, des hausses non répercutées

Toujours selon Pact'Alim, dans 59 % des accords conclus, « les hausses des matières premières agricoles (MPA) ne sont pas couvertes, contre 42% en 2024 ». Quand on considère les MPI, matières premières industrielles, le taux grimpe à 80 % (contre 73 % l’an dernier). 

Lire aussi : Egalim 4 : Annie Genevard veut « protéger en partie aussi la matière première industrielle »

Des négociations sous tension

La fédération recense des pratiques commerciales agressives, avec des menaces de déréférencement fréquentes à systématiques dans 81% des cas, des exigences d'avantages sans contreparties dans 72% des cas et des pressions pour des alignements tarifaires dans 65% des négociations.

Des menaces de déréférencement fréquentes à systématiques dans 81% des cas

La santé des PME et ETI de l’alimentaire se dégrade

Conséquence, plus de la moitié des entreprises estiment que l’évolution de leur plan d’affaires n'est pas en corrélation avec celle des prix négociés (contre 36% en 2024. Pact’alim en appelle à un changement législatif pour « un cadre de négociation plus équilibré » qui « permette aux entreprises de couvrir leurs coûts de production ». De côté de la Feef, on demande aussi ce changement, avec deux évolutions :

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