Aller au contenu principal

L’Observatoire des négociations commerciales annuelles a publié
Négociations annuelles : ce qui a réussi, ce qui a bloqué

Le médiateur des relations commerciales et agricoles a recueilli les observations des distributeurs et fournisseurs sur les négociations annuelles achevées le 1er mars 2022.

© 2006 James group Studio

D’après l’enquête de l’Observatoire des négociations commerciales annuelles auprès des distributeurs et organisations d’industriels, la majorité des répondants ont considéré que la loi Egalim 2 a bien rempli son rôle en ce qui concerne la sanctuarisation de la MPA (Matière première agricole). Et « beaucoup considèrent qu’elle a permis d’éviter une multiplication des échecs de ces négociations dans un contexte inflationniste complètement nouveau pour la majorité des acheteurs », selon le communiqué du Médiateur des relations commerciales et agricoles, diffusé le 9 juin.

Dans le contexte particulier de hausse des prix et sous la contrainte d’une date limite, les demandes de médiations se sont élevées à près d’une soixantaine sur le seul mois de février 2022.

Le point d’atterrissage tarifaire de la négociation s’établit à + 3,5% au stade du prix 3 net.

- Epicerie salée (hors vrac) : + 5,1%

- Epicerie sucrée (hors vrac) : + 3,6%

- Produits frais non laitiers (emballés seulement) : + 3,5%

- Produits frais laitiers : + 4,7%

- Surgelés : + 3,1%

- Boissons : + 2,1%

Les industriels demandaient dans leurs Conditions générales de vente (CGV) pour ces produits des hausses de tarif supérieures, de 7,2% en moyenne et de plus de 10% dans le domaine « épicerie salée »

Difficile estimation de l’impact des hausses agricoles

L’Observatoire constate que les industriels ont largement recouru (environ 85%) à un tiers de confiance pour apprécier le respect de la non-négociabilité du coût de la MPA dans les négociations menées dans le cadre de la loi Egalim 2 (entre les 1erjanvier et 1er mars 2022). Au regard de l’insatisfaction générale sur le peu de transparence que permettait cette option 3, l’Observatoire appréhende la persistance des difficultés en 2023, sauf adaptation de cette option. La principale recommandation émise par les 4 médiateurs investis serait de modifier le mode d’application de l’option 3 de manière à faire certifier l’impact des hausses de MPA dans le tarif avant la négociation et non pas après.

Re-discussions décevantes

L’inscription dans les CGV (Conditions générales de vente) du détail de la part du prix imputable à la MPA a été moins utilisée (environ 15%), et « en majorité par des PME et pour des produits d’une composition relativement simple », précise le communiqué. Les discussions sur les clauses de révision automatique des coûts agricoles, prévues par la loi, ont été jugées relativement décevantes ; « il apparaît que plusieurs contrats sont défaillants sur ce point, ce qui n’a pas permis leur application au second trimestre 2022 », est-il observé.

Une participation augmentée à l’enquête

L’Observatoire a obtenu cette année un taux de réponses des enseignes de 84% au lieu de 78% en 2021, et de 78% de la part des organisations représentant les fournisseurs de 78% au lieu de 50% en 2021, « ce qui renforce la valeur de l’étude », souligne-t-il.

Les plus lus

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio