Aller au contenu principal

Mickaël Alexandre se bat pour revaloriser l’œuf bio

Mickaël Alexandre, responsable volailles pour Le Gouessant
Mickaël Alexandre, responsable volailles pour Le Gouessant
© Le Gouessant

Pour le responsable volailles, « le bio est stratégique pour Le Gouessant, l’œuf aussi », Au lieu de défis zootechniques, la coopérative doit faire face à un enjeu économique. « Avec le changement de réglementation bio, on s’attendait à une année riche de défis zootechniques, mais l’enjeu de 2022 va malheureusement être économique », indique Mickaël Alexandre. Car le marché de l’œuf bio patine. Après avoir été déficitaire de nombreuses années, il est aujourd’hui bien alimenté, alors que la croissance de la demande marque le pas. « Dans ce contexte de surproduction, il est difficile de déclencher les hausses indispensables et parfaitement légitimes », se désole le responsable. Premier facteur de progression des coûts de production, la hausse de l’aliment, auquel le bio n’a pas échappé. Second facteur, la nouvelle réglementation bio qui oblige les poulettes à passer un tiers de leur vie en plein air et l’alimentation à être 100 % bio, ce qui diminue la productivité. « Nous nous battons pour une simple répercussion de ces coûts, majoritairement liés à l’évolution de la réglementation, souligne-t-il, car le législateur veut se conformer aux attentes sociétales et promettre toujours mieux ! »

L’État à un rôle à jouer

Pour limiter la surproduction, Le Gouessant fait passer temporairement certains poulaillers de bio à plein air, allonge les vides sanitaires et a gelé les installations dans le Grand Ouest, tout en protégeant les éleveurs. « Mais la production n’a pas à assumer financièrement les choix législatifs, surtout si le consommateur ne veut finalement pas payer ! Il faut que l’État assure un accompagnement à court terme, notamment dans ce contexte de déséquilibre de la demande vis-à-vis des objectifs Egalim », tempête le responsable qui évoque aussi une indemnité de crise pour compenser les pertes liées aux vides allongés. Il conclut : « Nous avons évolué pour répondre aux attentes sociétales, mais là, la situation est critique pour la filière et on ne peut attendre que tout soit réglé par la loi de l’offre et de la demande ! »

Les plus lus

Drapeau de l'Ukraine
Poulet : l’Ukraine renforce ses accords et compte intensifier ses exportations en 2026

Les exportations de poulet ukrainien devraient progresser en 2026 vers l’Union européenne et le Royaume-Uni, qui pourrait bien…

rayon boucherie en magasin
La flambée des prix du bœuf a plombé la consommation en 2025, porc et poulet en profitent

Les prix d’achat des ménages de la viande bovine ont affiché une croissance à deux chiffres en 2025, ce qui s’est traduit par…

oeufs industrie
Œufs : L’UE importe plus, l’Ukraine et la Turquie en profitent

L’évolution des prix des œufs français, au  27 mars 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

Le poulet vendu en boucherie
Volailles : le poulet et les produits élaborés tirent toujours la consommation

La consommation de poulet continue de progresser en France, portée par la restauration hors domicile, alors qu’elle stagne en…

graphique de prix des oeufs
Œufs : les prix des œufs au sol battent des records en Europe, pas la cage

L’évolution des prix des œufs français, au  février 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

quai de déchargement des porte conteneur
Viande bovine : record historique des importations européennes au mois de janvier

Jamais sur un mois de janvier, l’Union européenne n’avait importé autant de viande bovine qu’en 2026. Les envois étaient…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio