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Cotations
Marché du porc : stable en France, hausse en Allemagne

© Inra Jacqueline Niore

Si le prix du porc a perdu 0,1 centime lundi à Plérin dans la foulée du férié et des retards d’enlèvements impliqués, il l’a ensuite regagné jeudi dans une ambiance commerciale jugée plutôt dynamique. La demande se réveille en effet doucement au rythme de l’allégement des mesures sanitaires, et les ventes de la gamme estivale devraient aller en s’accentuant. Dans ce contexte, les opérateurs de l’amont se montraient assez sereins avant un nouveau férié, lundi, qui va encore bousculer un peu le commerce. La cotation aura lieu mardi à Plérin.  

Au niveau européen, l’heure est à la hausse, menée par l'Allemagne. La demande progresse avec les déconfinements, tandis que l’offre demeure mesurée outre-Rhin. Les abattages de porc allemands sont en repli de 4,2 % à 13 428 292 têtes au premier trimestre, selon les données de Destatis relayées par le Marché du porc breton. Par rapport aux trois premiers mois 2020, les abattages étaient en repli de 600 000 têtes. « Une impression globale de croissance de production est ressentie en observant les évolutions des abattages à la fin avril, mais l’an passé, les activités avaient déjà commencé à être perturbées par l’épidémie de Covid-19 », relate le marché du porc breton. Certains éleveurs, minés par la PPA et la pandémie, ont arrêté leur production, ce qui devrait engendrer un creux d’offre dans les mois qui viennent. En Espagne, les exportations restent toniques vers la Chine, mais les acteurs rapportent que les acheteurs chinois durcissent le ton dans la négociation pour chercher des baisses tarifaires.    

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