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Moins de problèmes d’approvisionnement
[Corrigé] Manque de demande sur le marché de la viande bovine

Alors que l'inflation restreint les budgets, les consommateurs sont peu aux achats pour la viande bovine.

Manque de demande sur le marché de la viande bovine
© Virginie Pinson

Corrigé le 11/07 à 14h45. Précédemment était écrit " les opérateurs de l’amont rapportent voir leurs stocks augmenter", au lieu de " les opérateurs de l’aval rapportent voir leurs stocks augmenter". Merci à nos lecteurs, Interbev en particulier, de leur vigilance.

Changement complet de ton sur le marché des gros bovins ces derniers jours. Alors que le manque d’offre donnait le la depuis le début de l’année, c’est dorénavant la faiblesse de la demande qui déséquilibre le marché. Les ventes sont décevantes et le commerce jugé particulièrement terne pour la saison. A cette période, les ventes des avants de bovins reculent mais le relai n’est pas pris correctement par les arrières. Alors que les prix au détail ont progressé, les consommateurs limitent leurs achats de morceaux à griller et les opérateurs de l’aval rapportent voir leurs stocks de pièces augmenter. Ce qui est problématique car même si les prix au détail ont déjà fortement augmenté, de nouvelles revalorisations sont nécessaires. Avec les fortes chaleurs attendues ces prochains jours, aucune amélioration de la demande n'est anticipée.

Pour l’heure, les prix des gros bovins restent stables en toute catégorie. Les abattoirs n'ont pas intérêt à donner un mauvais signal à l'amont alors que structurellement l'offre diminue.

Le marché du jeune bovin est néanmoins sous forte tension, nos exportations étant limitées et concurrencées par les viandes allemandes et polonaises, plus compétitives. En laitière, l’offre remonte. Dans le même temps, les abattoirs manquent de main d’œuvre, que ce soit à cause du Covid ou de la difficulté à recruter des remplaçants pour les congés. Conjugué au manque de demande, ils ne sont donc pas aux achats.

Ce tassement du marché des gros bovins semble bien n'être que conjoncturel, lié au calendrier et la météo, tandis que les grands facteurs structurels (offre en forte baisse en France comme en Europe) n'évoluent pas.

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