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Les tendances de consommation alimentaires de 2024 en 5 points

Après une année 2023 plombée par l’inflation, que réserve la consommation alimentaire des Français en 2024 ? Nielsen a livré ses perspectives d’évolution de prix, de volume, d’attentes du consommateur, ainsi que d’impact des Jeux Olympiques.

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Quelles sont les grandes tendances de la consommation alimentaire en 2024 ?
© Généré par l'IA

L’exercice est risqué mais incontournable, le panéliste Nielsen a fait le bilan des tendances de consommation en 2023 et brosse ses perspectives pour 2024. Si l’inflation est attendue moins prononcée, elle restera le facteur majeur qui conditionnera en grande partie la consommation cette année.

  1. L’inflation va continuer en 2024

tableau nielsen

+2,5 %, c’est l’inflation attendue par Nielsen sur 2024. Une tendance qui semble confirmée par les premiers résultats des négociations commerciales. Ainsi Bruno Le Maire annonçait le 5 février, « une augmentation contenue, de 2 à 3 % ».

Cette montée des prix va donc continuer d’influencer les achats des ménages et les pousser à des arbitrages. La descente en gamme pourrait néanmoins se stabiliser, les consommateurs s’appuyant sur leurs nouvelles habitudes de consommation. Pour autant, le plaisir reste une valeur sûre, même si les alternatives moins chères sont plébiscitées. Ainsi Nielsen donne l’exemple de l’apéritif, ci-contre. 

 

 

  1. Les MDD toujours en forme 

La France est le troisième pays où la part de marché des MDD a le plus progressé en volume en 2023 (+1,4 % en volume), derrière le Portugal (+2,9 % ) et l’Espagne (+1,9 %) mais c’est aussi un des pays communautaires où la MDD a le plus de marge de progression puisqu’elle ne représente que 44 % des volumes vendus, contre 55,5 % en Belgique. 

Aujourd’hui, 1 produit sur deux achetés par les familles est une marque distributeur. 

Les MDD françaises ont enregistrées leur meilleure performance en depuis 2017, avec une hausse de 2,2 % des ventes en unité de consommation. Une hausse surtout tirée par les MDD premiers prix (+19,5 %). Aujourd’hui, 1 produit sur deux achetés par les familles est une marque distributeur. Fromages, apéritifs, viennoiseries, crème, pâtes alimentaires et ménagères sont les produits où les MDD ont le plus progressé. 

Consolidation des MDD en 2024

Dans un contexte économique qui n’est pas attendu plus favorable, les MDD pourraient alors gagner de nouveau 0,5 point de parts de marché en volume, estime Kantar. 

Lire aussi : 3 leviers face à la baisse des assortiments en magasins

  1. Les Jeux Olympiques, un effet sur la consommation alimentaire très parisien

Les Jeux Olympiques vont monopoliser l’attention, la moitié des foyers Français compte les regarder. Mais selon Nielsen, l’impact sera « limité pour la GMS, et concentré dans le centre-ville hôte ». 

Lire aussi : Jeux olympiques : combien de repas servis par Paris 2024 ?

Ce sont donc les magasins de proximité parisiens et le réseau des cafés, hôtels et restaurants qui vont bénéficier des principales retombées de l’élément sportif. Le panéliste estime que 82 % des dépenses alimentaires de la clientèle étrangère se font hors de la grande distribution. Néanmoins, comme le quart des épreuves seront diffusées à l’heure des repas, un effet positif sur les catégories sociales et snacking est attendu.

  1. La consommation durable devrait continuer de lutter en 2024

Le panorama que fait Nielsen du bio en 2023 est sans équivoque, -11,3 % de ventes en volume, -3,1 % en chiffre d’affaires, et une taille dans les assortiments puisque le nombre de références s’est replié de 10,9 %. 60 % des Français qui déconsomment le bio estiment que ces produits sont trop chers par rapport aux bénéfices qu’ils apportent. Nielsen relève que les moins de 35 ans sans enfants ont diminué de 15 % leurs achats de produits bio en 2023, les familles de 14 % et les plus de 65 ans sans enfants de 10 %. 

Lire aussi : Bio, label, équitable « le prix est un critère important, mais la visibilité en magasin aussi »

Le plein-air tonique, pas le sans OGM

Si la consommation dite « alternative » (hors bio) progresse encore en volume en 2023, sa croissance a été divisée entre le début et la fin de l’année. Certaines allégations ont encore le vent en poupe, comme le plein-air (+15,1 % d’unité vendues), le sans conservateur (+7,4 %) mais d’autres ont du plomb dans l’aile comme le végétal (-5,9 %) ou le sans OGM (-12,3 %).

  1. Des foyers toujours plus petits, plus âgés

Les Français vieillissent. Ce n’est pas une tendance uniquement pour 2024, mais bien une évolution structurelle, d’ailleurs la population française devrait décroître à partir de 2044, même en tenant compte des flux migratoires. La part des petits foyers va augmenter. 50,4 % des foyers ne comptaient qu’une ou deux personnes en 1990, contre 62,3 % en 2019. Les industriels de l’alimentaire vont devoir s’ y adapter, notamment en proposant des produits pratiques, en restant vigilant sur la composition, sans oublier la texture

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