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Les prix du maïs en hausse, mais ceux du blé et de l’orge sous pression

Les prix du blé tendre et de l’orge fourragère ont reculé entre le 18 et le 25 mai 2026 sur le marché physique français. Ceux du maïs français ont quant à eux progressé dans le même temps.

un graphique avec une courbe à la hausse, sur fond de grains de blé
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Les prix du blé tendre ont perdu du terrain, dans le sillage des marchés à terme

Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 25 mai 2026, à 216,50 €/t sur la période juillet-septembre, perdant 2,50 €/t sur la semaine, dans le sillage d'Euronext (-0,75 €/t, à 212,50 €/t sur l’échéance juillet) et du CBOT (-18,25 cts$/boisseau, à 646,25 cts$/boisseau sur l’échéance juillet). La production mondiale de blé est anticipée sur 2026-2027 à 820 Mt, en baisse de 1 Mt par rapport aux estimations précédentes d’avril 2026, selon le dernier rapport du CIC. Selon le rapport hebdomadaire Céré’Obs publié par FranceAgriMer, en semaine 20 (du 12 au 18 mai 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre se sont stabilisées à 80 % (contre 71 % en 2025).   

Les cours du blé dur n’ont pas bougé, sur un marché inactif

Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, s’élevait, le 25 mai 2026, à 250 €/t sur la période mai-juin, stable sur la semaine. La production de blé dur 2026-2027 en Italie s’établirait à 3,85 Mt, soit une hausse de 5 % par rapport aux 3,65 Mt de la campagne dernière, selon les données de l’Istat. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 20 (du 12 au 18 mai 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” du blé dur se sont stabilisées à 71 % pour la récolte 2026 (contre 77 % concernant la récolte 2025). 

Les cours de l’orge fourragère ont régressé, en sympathie avec le blé tendre

L'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, est de nouveau cotée. En rendu Pontivy-Guingamp, son cours s’élève, le 25 mai 2026, à 198,50 €/t sur la période juillet-septembre, perdant 10 €/t sur la semaine, en sympathie avec le blé tendre. L’activité est au ralenti. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 20 (du 12 au 18 mai 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver se sont stabilisées à 76 % pour la récolte 2026 (contre 66 % concernant la récolte 2025). 

Les cotations de l’orge de brasserie reculent

Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 25 mai, à 204 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 223,50 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période octobre-mars, respectivement en baisse de 3,50 €/t et stable d'une semaine sur l’autre. L’activité sur le marché brassicole est en dents de scie, avec des volumes d’échanges limités. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 20 (du 12 au 18 mai 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge de printemps sont passées de 86 % à 85 % pour la récolte 2026 (contre 75 % concernant la récolte 2025).

Les cotations du maïs ont progressé, dans le sillage d’Euronext

Sur le marché physique français, le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, s’élève, le 25 mai, à 209,50 €/t sur la période mai-juin, gagnant 7,50 €/t sur la semaine, dans le sillage d’Euronext (+8,75 €/t, à 219,25 €/t sur la période juin). Le contrat maïs sur le CBOT a quant à lui nettement baissé sur la semaine (-40,75 cts$/boisseau, à 477 cts$/boisseau sur l’échéance juillet). Les maïsiculteurs sont revenus sur le marché. Mais l’écart entre les prix entre les vendeurs et les acheteurs limitent les affaires. Selon Céré’Obs, en semaine 20 (du 12 au 18 mai 2026), les semis de maïs pour la récolte 2026 se sont stabilisées à 90 % de la sole estimée (contre 87 % concernant la récolte 2025).

Le CIC a révisé à la hausse la production mondiale de céréales 

Le Conseil international des céréales (CIC) a publié ce jeudi son analyse de marché. La prévision de production mondiale de céréales en 2025-2026 a été revue à la hausse à 2 477 Mt, supérieure aux campagnes précédentes. Toutefois compte tenu d’une révision à la hausse également de la consommation mondiale, les stocks mondiaux restent inchangés en 2025-2026 à 638 Mt. La production mondiale de blé est annonce en 2025-2026 par le CIC à 845 Mt contre 801 Mt, en 2024-2025.

La production mondiale de céréales devrait diminuer en 2026-2027 de 3 % selon le CIC, constituant la première baisse en quatre ans. La production de blé est anticipée sur 2026-2027 à 820 Mt, en baisse de 1 Mt par rapport aux estimations précédentes d’avril 2026 et la consommation est estimée à 827 Mt en hausse de 1 Mt par rapport à l’estimation d’avril. Les stocks de fin de campagne 2026-2027 pour le blé sont estimés à 282 Mt contre 284 Mt estimés en avril et 288 Mt en 2025-2026.

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.

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