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Les prix des vaches calent, mais pour combien de temps ?

La hausse des prix des vaches a été moins marquée en semaine 43, avec même quelques baisses sur certains marchés qui se confirment cette semaine. En cause, un retour ponctuel de l’offre. La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) ne pénalise pas le marché des vaches, seulement les broutards et les veaux. 

vaches attendant derrière une barrière
Les sorties de vaches laitières augmentent, ce qui pése sur le marché des vaches mixtes et dans une moidre mesure allaitantes d'entrée de gamme
© Virginie Pinson

À 7,49 €/kg, la cotation de la vache viande R a encore pris 4 centimes en semaine 43. C’est la plus faible progression hebdomadaire enregistrée depuis fin juillet. Quant à la cotation de la vache Lait P, elle n’a pris que 1 centime à 6,51 €/kg, tout comme celle de la vache lait O (6,56 €/kg).

Lire aussi : DNC : quel impact sur les prix des broutards, petits veaux, jeunes bovins et vaches ?

Des baisses ponctuelles sur les prix des vaches cette semaine

Sur certains marchés, les cours des vaches laitières ont même reculé. C’est le cas au Cateau-Cambrésis, dans le Nord (-10 centimes pour la vache P), le 23 octobre. Idem plus récemment, le 29 octobre à Chateaubriant (-10 centimes pour les vaches Lait O et P), la baisse n’épargnant pas les allaitantes (-2 centimes). À Cholet, le 27 octobre, les allaitantes résistaient, les laitières perdaient 5 à 7 centimes. 

Retour de l’offre lié à la météo

C’est le changement météorologique brutal qui a plombé le marché, puisque de nombreux éleveurs ont réformé avant de rentrer les animaux. La baisse est fréquente à cette période de l’année pour ces raisons, mais les abattoirs jugent que les sorties sont plus concentrées cette année. Ils peinent à absorber ce pic d’offre. Même si leurs frigos sont vides et qu’ils cherchent à remplir les stocks, ils n’ont pas toujours la main d’œuvre nécessaire pour abattre et découper rapidement. 

Lire aussi : Culture Viande : « Sans abattoir ni ateliers, il n’y a pas de valorisation de la production française »

Les dires des abattoirs sont corroborés par les chiffres puisque les abattages de vaches mixtes et laitières de la semaine 43 dépassaient de 2,6 % leur niveau de l'an dernier selon les remontées Normabev diffusées par Interbev. 19 371 vaches mixtes et laitières ont été abattues en semaine 43 contre moins de 17 000 la semaine précédente (soit 14 % de plus en une semaine). Entre les semaines 42 et 43, les abattages de vaches mixtes et latières ont aussi progressé de 2,6 %, reflet du retour ponctuel de l'offre. 

La DNC ne pénalise pas le commerce

Cette lourdeur du marché devrait n’être que temporaire, selon les opérateurs que nous avons pu interroger. Car le manque de vaches reste structurel en France comme en Europe. La DNC n’y change rien. Certes, la maladie a compliqué la logistique en certains endroits, comme à l’abattoir de Cuiseaux (Bigard), situé en bordure de zone réglementée. Ne pouvant être approvisionné par les animaux de la zone sans dérogation, difficile à obtenir, l’activité y a été arrêtée. Le nouveau zonage inclus désormais l’abattoir, qui fonctionne de nouveau. 

Lire aussi : Dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) : un sixième foyer dans le Jura, la France comptabilise désormais 94 cas

Pas d’impact de la DNC sur les exportations de viande

Comme les pays de l’Union européenne reconnaissent la régionalisation, les exportations de viande bovine de la France n’ont pas été interrompue alors que la maladie se répand. Actuellement, la France n’exporte pas vers les pays tiers, les flux vers la Turquie s’étant interrompus depuis plusieurs mois. 

Pas de cotations broutards en semaine 43

À noter, FranceAgriMer n’a pas été en mesure de publier des cotations pour les broutards en semaine 43, le commerce étant trop limité avec l’interdiction des exportations. 

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