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Les industriels ligériens s’adaptent à la crise Covid-19

Dans un contexte incertain et tendu, les industriels des Pays de la Loire font évoluer leurs pratiques pour protéger leurs salariés et servir au mieux la GMS.

Fleury Michon a transféré des salariés travaillant dans le catering sur les unités produisant pour les GMS. © Thierry Goussin
Fleury Michon a transféré des salariés travaillant dans le catering sur les unités produisant pour les GMS.
© Thierry Goussin

Dans les Pays de la Loire, l’association Ligeriaa et son délégué général, Dominique Launay, sont « mobilisés au service des adhérents » face à la crise du coronavirus. Ils recueillent les besoins et les problématiques des industriels de l’agroalimentaire, en lien avec les autres Aria et l’Ania, et les remontent aux élus et aux services de la Région Pays de la Loire. La « mini-enquête RH » menée par le délégué général autour du 18 mars montrait « une situation encore gérable » et des absences limitées, surtout liées à la garde d’enfants. Mais la montée de l’inquiétude des salariés, certains mettant en avant un droit de retrait, et le manque de masques ressortaient dans les craintes des industriels. « Leur préoccupation première est la sécurité de leurs salariés, puis la continuité de l’activité », rapportait Dominique Launay. Les entreprises ont pour y parvenir procédé à des réorganisations internes, faisant preuve d’une « adaptation de tous les instants ».

Les usines de Fleury Michon en 6 jours sur 7

Ainsi, LDC, dont près d’un tiers de l’activité est tourné vers la RHD, a fait le choix d’adapter les unités et lignes dédiées à ce marché afin qu’elles puissent produire pour la GMS. De quoi soulager certains sites confrontés à une augmentation de la demande de l’ordre de 50 %. Du côté de Fleury Michon, des salariés travaillant pour le catering ont été transférés sur les unités produisant pour la GMS. Lesquelles sont passées d’un fonctionnement de 5 jours sur 7 à 6 jours. Concernant ses approvisionnements, l’industriel vendéen ne mentionnait pas de problématique spécifique, avec deux semaines de stock en porc et quatre en volaille.

Des personnels R&D, voire administratifs réaffectés à la production

Dans de plus petites entreprises, « des personnels R&D, voire administratifs ont été réaffectés vers la production », rapportait Dominique Launay, saluant « les mérites des salariés de l’agroalimentaire qui vont travailler pour le bien de tous ». De façon globale, c’est la défaillance possible de maillons de la chaîne qui suscitait l’inquiétude de Ligeriaa et de ses membres. Des partenaires de la filière, transporteurs, sociétés de nettoyage, laboratoires d’analyse… « ne remplissent plus que partiellement leur office », relevait Dominique Launay le 20 mars, en craignant une aggravation de cette situation.

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